La procédure judiciaire visant la comédienne béninoise Aurélie Guézo a connu un tournant ce mercredi 26 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’issue des débats, le ministère public a requis sa relaxe au bénéfice du doute.
Poursuivie pour des faits présumés d’escroquerie via internet, l’artiste est au cœur d’un dossier judiciaire ouvert depuis fin octobre 2025. Selon les éléments de l’accusation, elle aurait acheté une carte SIM qui aurait ensuite servi à des opérations frauduleuses menées par un détenu de la prison d’Abomey-Calavi .
Tout au long de la procédure, Aurélie Guézo a constamment nié toute implication intentionnelle dans ces activités illicites, soutenant avoir agi sans connaissance de l’usage frauduleux qui serait fait de la puce téléphonique. Sa défense a, à plusieurs reprises, insisté sur l’absence d’éléments matériels prouvant une participation active à l’escroquerie, notamment l’inexistence de transactions ou de messages frauduleux émanant directement d’elle .
Lors de l’audience de ce 26 mars, le ministère public a visiblement estimé que les charges ne permettaient pas d’établir avec certitude la culpabilité de la prévenue. D’où son réquisitoire en faveur d’une relaxe au bénéfice du doute, une position qui pourrait peser dans la décision finale de la Cour.
Pour rappel, la comédienne avait bénéficié en janvier 2026 d’une liberté provisoire sous caution d’un million de francs CFA, en attendant la poursuite de son procès .
La décision de la CRIET est désormais attendue pour le 30 avril 2026. Elle devrait définitivement situer l’opinion sur la responsabilité ou non de l’actrice dans cette affaire qui a suscité un vif intérêt au sein de l’opinion publique béninoise.






