La procédure judiciaire impliquant la tiktokeuse béninoise Florence Kingbo a connu un nouveau développement ce mardi 24 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Au cours de cette deuxième audience très attendue, la juridiction spéciale a décidé d’ordonner une expertise médicale de la prévenue. Celle-ci devra être effectuée au Centre Jacquot afin de déterminer si Florence Kingbo souffre ou non de troubles mentaux, une question déjà soulevée par la défense dès l’ouverture du procès.
Une question au cœur des débats
Depuis la première audience tenue le 3 février 2026, l’état mental de la jeune tiktokeuse s’est invité au cœur des débats judiciaires. En effet, son avocat avait plaidé une irresponsabilité pénale, évoquant d’éventuels troubles psychiatriques, une thèse que la principale concernée avait elle-même rejetée devant la cour .
La décision de la CRIET d’ordonner une expertise médicale marque ainsi une étape importante dans la procédure. Elle permettra d’éclairer la juridiction sur la responsabilité pénale de la prévenue, élément déterminant pour la suite du procès.
Une audience renvoyée au 2 juin
Dans l’attente des résultats de cette expertise, la cour a décidé de renvoyer l’affaire au 2 juin 2026. Ce report vise à permettre aux experts médicaux de rendre leurs conclusions, lesquelles pourraient influencer de manière significative l’issue du dossier.
Rappel des faits
Florence Kingbo, âgée de 21 ans, est poursuivie pour plusieurs infractions, notamment harcèlement par voie électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, ainsi que provocation à la rébellion . Ces poursuites font suite à la diffusion d’une vidéo virale dans laquelle elle tenait des propos jugés offensants à l’endroit du président de la République et de son entourage.
Placée en détention provisoire depuis le 18 décembre 2025, la jeune créatrice de contenus est au centre d’un procès très suivi, tant par l’opinion publique que par les observateurs des libertés numériques au Bénin .
Une affaire aux enjeux sensibles
Au-delà du cas de Florence Kingbo, cette affaire continue d’alimenter le débat sur la responsabilité des influenceurs sur les réseaux sociaux, mais aussi sur les limites de la liberté d’expression dans un contexte numérique en pleine expansion.
Le rendez-vous du 2 juin prochain s’annonce donc décisif, avec en toile de fond les conclusions de l’expertise médicale attendue par toutes les parties.






