Le gouvernement burkinabè est monté au créneau pour contester fermement le dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch portant sur la situation des droits humains dans le pays. Dans un communiqué officiel rendu public le 5 avril 2026, les autorités ont qualifié ce document de « faux rapport », dénonçant des accusations qu’elles jugent infondées et déconnectées des réalités du terrain.
Selon le gouvernement, ce rapport, publié le 2 avril et couvrant la période 2023-2025, ne serait qu’un « tissu de conjectures et d’allégations graves infondées ». Les autorités affirment ne pas être surprises par cette publication, accusant l’organisation de relayer des informations non vérifiées et de s’appuyer sur des sources biaisées.
Dans leur réaction, les responsables burkinabè vont plus loin, estimant que l’ONG ne dispose d’aucune représentation officielle dans le pays et qu’elle serait « totalement déconnectée des réalités du terrain ». Ils dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une tentative de désinformation visant à ternir l’image des forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.
Le gouvernement affirme, en outre, que ce rapport s’inscrit dans une logique de déstabilisation, mettant en cause des « officines impérialistes déguisées en ONG ». Il assure se réserver le droit de prendre des mesures appropriées face à ce qu’il perçoit comme une atteinte à la souveraineté nationale.
Face aux accusations relayées par Human Rights Watch, notamment celles faisant état de violations graves des droits humains, les autorités burkinabè réaffirment leur engagement à mener la lutte contre le terrorisme dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux.
Ce nouvel épisode illustre les tensions persistantes entre le gouvernement burkinabè et certaines organisations internationales de défense des droits humains, dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile marqué par la lutte contre les groupes armés dans le Sahel.






