Dans un contexte politique marqué par la récente élection législative de décembre 2025, la Côte d’Ivoire s’apprête à franchir une étape majeure de sa vie institutionnelle avec l’élection du président de l’Assemblée nationale. Ce scrutin interne, prévu ce vendredi 16 janvier 2026, se tient à l’occasion de la séance inaugurale de la nouvelle législature couvrant la période 2026-2030.
Une nouvelle législature officiellement installée
Le rendez-vous se déroule au Palais de l’Assemblée nationale à Abidjan et consacre l’entrée en fonction officielle des 255 députés élus lors des élections législatives du 27 décembre 2025. Ces élections ont été largement remportées par la coalition au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), qui dispose désormais d’une majorité confortable dans l’hémicycle.
Cette configuration politique confère au RHDP une influence déterminante dans la désignation du futur président de l’Assemblée nationale, poste stratégique au cœur de l’architecture institutionnelle ivoirienne.
Un poste stratégique au cœur de l’équilibre des pouvoirs
La première session parlementaire de cette nouvelle législature doit consacrer l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, figure centrale de la vie politique. Garant du bon fonctionnement de l’institution, le président du Parlement est chargé de diriger les débats, de veiller au respect du règlement intérieur, de représenter l’Assemblée nationale tant sur le plan national qu’international, et de jouer un rôle clé dans les relations entre le pouvoir législatif et l’exécutif.
Son élection constitue ainsi un indicateur majeur de l’orientation politique et du climat institutionnel des cinq prochaines années.
Des flottements institutionnels révélateurs de tractations internes
Toutefois, à la veille de cette échéance, un léger flottement institutionnel est venu troubler le calendrier parlementaire. Le 13 janvier 2026, deux communiqués officiels contradictoires ont été rendus publics : le premier convoquant solennellement les députés pour la séance inaugurale du 16 janvier, le second annonçant l’annulation de cette convocation pour vice de forme, selon des sources parlementaires.
Cette situation, bien que rapidement encadrée par les autorités compétentes, illustre les tractations politiques internes en cours, visant à dégager un consensus autour du futur président de l’Assemblée nationale.
Un moment clé dans la recomposition politique
L’élection du président de l’Assemblée nationale intervient à un moment stratégique de la vie politique ivoirienne. Elle fait suite à la démission du gouvernement de Robert Beugré Mambé, intervenue après la victoire du RHDP aux législatives, et précède la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale sous l’autorité du président Alassane Ouattara, récemment réélu pour un quatrième mandat.
Dans ce contexte, la désignation du nouveau président du Parlement pourrait influencer la dynamique institutionnelle et la qualité du dialogue entre l’exécutif et le législatif.
Un scrutin suivi de près
La presse nationale et internationale suit avec attention ce rendez-vous institutionnel majeur, qui devrait offrir une meilleure lisibilité de la configuration politique ivoirienne pour les cinq prochaines années. Au-delà du choix d’un homme, c’est la capacité des institutions à fonctionner dans la stabilité et la concertation qui est observée, à l’aube de cette nouvelle législature.





