Ce lundi 22 décembre 2025, la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans le dossier opposant le ministère public à Hosée Houngnibo, coordonnateur national du mouvement OB26, poursuivi pour des faits de dénonciation calomnieuse à l’encontre du régisseur de la maison d’arrêt de Ouidah.
Au terme de l’audience, le juge de la chambre de jugement a décidé de relaxer Hosée Houngnibo au bénéfice du doute, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir avec certitude l’imputation des faits qui lui étaient reprochés. Cette décision intervient malgré les réquisitions du ministère public, qui avait requis une peine de 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois fermes, contre le prévenu.
L’affaire trouve son origine dans des informations relayées dans la presse concernant les conditions de détention de M. Houngnibo à la maison d’arrêt de Ouidah, où il avait été incarcéré dans le cadre d’un autre dossier judiciaire. Le régisseur de l’établissement avait estimé que ces publications, décrivant un traitement jugé difficile, constituaient une dénonciation calomnieuse à son encontre.
Au cours de la procédure, Hosée Houngnibo a toujours nié les faits qui lui étaient imputés. Devant la Cour, il a affirmé n’avoir jamais fait de dénonciation calomnieuse contre qui que ce soit. La défense, pour sa part, a soutenu que si le prévenu avait effectivement communiqué certains éléments relatifs à ses conditions de détention à un tiers, il n’avait jamais demandé à ce que ces informations soient publiées dans les médias, ni encouragé leur diffusion publique.
À l’issue du verdict, Hosée Houngnibo est donc libre, la Cour ayant estimé que le doute bénéficiait à l’accusé. Cette décision marque un tournant dans une affaire qui avait suscité de vifs débats, notamment en raison des enjeux liés à la liberté d’expression et à l’appréciation des faits au regard du droit pénal béninois.





