La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné ce mardi la demande de liberté provisoire du député d’opposition Soumaïla Sounon Boké, poursuivi dans le cadre de l’enquête liée à la tentative de putsch du 7 décembre 2025.
Au cours de cette première audience, la défense du parlementaire, membre du parti Les Démocrates, avait sollicité la remise en liberté de son client, faisant valoir notamment des garanties de représentation et des arguments liés à la procédure judiciaire. La cour, cependant, a rejeté cette demande, estimant que les nécessités de l’instruction justifiaient le maintien en détention provisoire du député.
Soumaïla Sounon Boké est poursuivi notamment pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion » à la suite de la publication d’un message sur les réseaux sociaux le jour de la tentative de coup d’État, message que la justice interprète comme une forme d’encouragement aux troubles. L’accusé a toujours nié ces interprétations, affirmant que ses propos faisaient référence à des retrouvailles amicales.
Après les débats entre les parties, la CRIET a renvoyé l’audience au 24 mars 2026, date à laquelle l’examen de l’affaire se poursuivra et une nouvelle décision pourrait être prise sur la suite de la procédure.






