Ce jeudi 22 janvier 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a repris le procès de la comédienne béninoise Aurélie Guézo, figure emblématique du théâtre béninois et membre de la troupe Sèmako, au centre d’une affaire judiciaire qui a secoué le monde culturel et judiciaire du pays.
Arrêtée le 30 octobre 2025 et placée en détention provisoire, la comédienne était accusée de cybercriminalité liée à l’utilisation présumée frauduleuse d’une carte SIM enregistrée à son nom, utilisée selon l’accusation dans des opérations d’escroquerie en ligne.
Débats en salle d’audience
Lors de cette deuxième audience, la défense et la Cour ont longuement examiné les pièces du dossier. Face aux juges, Aurélie Guézo a contesté toute implication consciente dans des actes criminels, affirmant qu’elle n’avait jamais eu l’intention de participer à des activités illicites et que son rôle se limitait à une démarche qu’elle pensait anodine.
Remise en liberté provisoire sous caution
À l’issue des débats, la CRIET a décidé d’accorder à la comédienne une remise en liberté provisoire, sous condition du versement d’une caution fixée à un million de francs CFA. Cette mesure permet à Aurélie Guézo de poursuivre la procédure en dehors de la prison, tout en restant sous contrôle judiciaire.
Le juge a rappelé que les faits reprochés concernent notamment l’achat de la carte SIM et la présence de données suspectes sur son téléphone, mais a estimé que les conditions étaient réunies pour une remise en liberté temporaire.
Arguments de la défense
La défense, conduite par Me Omer Sylvain Tchiakpè, a insisté sur l’absence d’élément intentionnel dans l’affaire, mettant en avant plusieurs insuffisances dans les preuves du ministère public, comme l’absence de transfert d’argent ou de communication directe avec des victimes.
Aurélie Guézo a également précisé que son téléphone était utilisé par son neveu, et qu’elle n’avait jamais envoyé de messages frauduleux, soulignant son analphabétisme et sa dépendance aux messages vocaux pour communiquer.
Prochaine audience
La procédure est renvoyée au jeudi 26 mars 2026, date à laquelle le procès devrait connaître un nouvel épisode devant la CRIET. La Cour examinera alors plus en détail les pièces du dossier, et la défense poursuivra ses arguments pour établir l’innocence ou l’absence de complicité volontaire de la comédienne.






