Une affaire judiciaire fait actuellement grand bruit au Bénin : Florence Kingbo, une jeune créatrice de contenus sur TikTok, a été placée sous mandat de dépôt et envoyée en prison pour des propos jugés offensants à l’encontre du président de la République, Patrice Talon.
Jeudi 18 décembre dernier, la jeune femme de 21 ans a été présentée au procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. À l’issue de son audition, le magistrat a ordonné sa mise en détention provisoire.
Selon les autorités judiciaires, Florence Kingbo est poursuivie pour propos injurieux et offensants visant non seulement le chef de l’État, mais aussi des membres de sa famille. Les faits reprochés trouvent leur fondement dans les dispositions du Code du numérique en vigueur au Bénin, qui réprime le harcèlement et les communications électroniques offensantes.
La vidéo incriminée, publiée le 9 décembre 2025, intervenait dans un contexte politique tendu, au lendemain d’une tentative de coup d’État déjouée dans le pays. Dans cette séquence, la mise en cause manifestait ouvertement sa défiance envers le président Talon, contestant notamment la version officielle des récents événements.
L’affaire soulève de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, entre défense de la liberté d’expression sur les plateformes numériques et respect des lois réprimant les propos jugés attentatoires à l’autorité de l’État. La jeune TikTokeuse risque désormais de lourdes sanctions si elle est reconnue coupable par la juridiction spéciale.





