Lancée officiellement le 27 mars 2026, la campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril se poursuit toujours, après sa première semaine. Sept jours intenses au cours desquels les deux duos en lice ont multiplié descentes de terrain, meetings et messages politiques, donnant le ton d’un duel à la fois stratégique et très ancré dans les réalités locales.
Une campagne courte mais rythmée
Prévue pour durer quinze jours, la campagne du premier tour s’étend du 27 mars au 10 avril 2026, selon le chronogramme électoral établi . Elle oppose deux binômes : celui de la mouvance présidentielle conduit par Romuald Wadagni et celui de l’opposition emmené par Paul Hounkpè .
Dès les premières heures, les équipes de campagne se sont déployées sur l’ensemble du territoire national, avec pour objectif de conquérir un électorat appelé à trancher dans un contexte marqué par la fin du second mandat du président Patrice Talon.
La mouvance mise sur le bilan et la continuité
Durant cette première semaine, le candidat de la mouvance, Romuald Wadagni, a privilégié une stratégie axée sur la valorisation des acquis et la projection vers la modernisation.
Dans le septentrion, notamment à Kandi, Banikoara, Ségbana ou encore Bembéréké, il a défendu un projet de société articulé autour de l’inclusion sociale, du développement à la base et de la transformation numérique . À Tanguiéta, il a également adressé des messages ciblés aux enseignants, mettant en avant les réformes engagées et promettant leur consolidation .
La stratégie de la mouvance repose ainsi sur une campagne structurée, soutenue par un appareil politique solide et une organisation centralisée.
L’opposition à la conquête des territoires
Face à lui, Paul Hounkpè et son colistier ont opté pour une campagne de proximité, marquée par une forte mobilisation populaire dans plusieurs localités du sud et du centre du pays.
Meetings, caravanes et échanges directs avec les populations ont rythmé leurs déplacements. Le discours de l’opposition s’articule principalement autour de la rupture, de la gouvernance de proximité et de la nécessité d’un changement politique.
Cette première semaine a ainsi été marquée par une présence remarquée de l’opposition sur le terrain, avec une stratégie visant à galvaniser sa base et à convaincre les indécis.
Une campagne globalement apaisée et encadrée
Sur le plan institutionnel, la campagne se déroule dans un cadre réglementé. La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a fixé des règles strictes pour garantir l’équité dans l’accès aux médias et encadrer la diffusion des messages politiques .
Pour l’heure, aucun incident majeur n’a été signalé, et les appels à une campagne pacifique lancés par les autorités électorales semblent globalement respectés.
Vers une intensification de la bataille électorale
Après cette première semaine, les lignes de force commencent à se dessiner : d’un côté, une mouvance qui capitalise sur son bilan et sa capacité organisationnelle ; de l’autre, une opposition qui mise sur la mobilisation populaire et le désir de changement.
À quelques jours de la fin de la campagne, tout indique que la bataille électorale va encore monter en intensité, avec un enjeu majeur : convaincre un électorat décisif avant le scrutin du 12 avril prochain.
La seconde semaine s’annonce donc déterminante pour départager les deux camps dans une course désormais bien lancée.






