À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, le candidat de l’opposition Paul Hounkpè affiche clairement sa position sur les réformes institutionnelles engagées ces dernières années. Il s’engage, s’il accède à la magistrature suprême, à soumettre la révision de la Constitution à un référendum afin de redonner la parole au peuple béninois.
Invité d’une émission sur Tempo TV, l’ancien ministre de la Culture a vivement critiqué certaines dispositions issues de la récente réforme constitutionnelle, notamment l’instauration d’un mandat de sept ans pour le président de la République, les députés et les maires, ainsi que la création d’un Sénat.
« Sept ans ? Je ne suis pas convaincu. Il faut interroger les Béninois sur l’instauration du septennat et du Sénat, et nous verrons s’ils sont d’accord avec ces choix », a-t-il déclaré, estimant que des changements d’une telle ampleur doivent être validés directement par les citoyens.
Le président du parti Union Progressiste le Renouveau a également dénoncé ce qu’il qualifie de « trêve politique », qu’il juge contraire à l’esprit démocratique. Selon lui, les règles actuelles du jeu électoral créent un déséquilibre entre les candidats, notamment en ce qui concerne le système de parrainage, dont le président sortant est dispensé.
Ancien maire de Bopa, Paul Hounkpè affirme porter une alternative politique axée sur la restauration de la démocratie et le renforcement des institutions républicaines. Pour lui, le recours au référendum constitue une étape essentielle afin de rétablir la confiance entre les gouvernants et les citoyens.
À quelques semaines du lancement officiel de la campagne, le candidat de l’opposition entend ainsi se positionner comme une option capable de rassembler les Béninois autour d’un projet politique fondé sur la paix sociale, l’unité nationale et le respect de la volonté populaire.






