Le meeting politique du candidat de l’opposition Paul Hounkpè bat son plein en ce début d’après-midi à Ouidah, marquant la première étape de sa tournée dans le département de l’Atlantique ce mardi 31 mars 2026. Dans une ambiance électrique, militants et sympathisants, massivement mobilisés, donnent de la voix pour soutenir le duo Hounkpè–Hounwanou engagé dans la course à la présidentielle du 12 avril prochain .
Mais au-delà de la ferveur populaire, c’est surtout la déclaration de Houdou Ali, représentant des forces coalisées de l’opposition, qui a retenu l’attention et donné une tonalité particulière à ce rassemblement.
Prenant la parole devant une foule attentive, l’orateur a tenu un discours ferme sur les conditions d’organisation du scrutin.
« Nous sommes prêts pour le combat, mais pas dans l’obscurité », a-t-il lancé d’entrée, déclenchant une vague d’applaudissements.
Dans une intervention structurée et sans détour, Houdou Ali a mis en garde contre ce qu’il considère comme un déséquilibre dans l’appareil électoral. Selon lui, le candidat de la mouvance, Romuald Wadagni, disposerait de relais au sein d’institutions clés comme la Commission électorale nationale autonome (Céna) et la Cour constitutionnelle, alors que le candidat de l’opposition n’y serait pas représenté.
« Nous ne pouvons pas aller aux élections dans l’obscurité », a-t-il insisté avec gravité, appelant à des garanties claires pour assurer la transparence, l’équité et la crédibilité du scrutin.
Cette déclaration, fortement applaudie, a trouvé un écho particulier auprès des militants présents, qui y voient une exigence légitime dans un contexte électoral jugé sensible. Elle traduit également une stratégie de l’opposition visant à placer la question de la gouvernance électorale au cœur du débat politique.
Autour de Paul Hounkpè, dont la candidature portée par la FCBE se veut une alternative fondée sur le dialogue et la proximité , ce meeting de Ouidah apparaît ainsi comme un moment à la fois de mobilisation populaire et de clarification politique.
Alors que la campagne se poursuit avec des étapes prévues à Allada et Godomey, l’opposition semble déterminée à maintenir la pression sur les enjeux de transparence électorale, tout en consolidant son ancrage sur le terrain.






