En audience avec une mission du National Democratic Institute (NDI), le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2026, Paul Hounkpè, a livré une appréciation sans détour de la situation socio-économique du pays.
Dans une déclaration au ton grave, le leader politique a recentré le débat démocratique sur la condition réelle des populations. « En démocratie, les routes, les belles constructions ne sont pas les seuls facteurs de bien-être. Le bien-être, c’est comment chacun arrive à vivre le quotidien. Actuellement, le peuple vit mal et très mal », a-t-il affirmé.
Au-delà des infrastructures
À travers ces propos, Paul Hounkpè remet en question une vision du développement essentiellement axée sur les infrastructures visibles. S’il ne nie pas l’importance des routes, des édifices publics ou des grands projets, il insiste toutefois sur la nécessité de mesurer le progrès à l’aune du panier de la ménagère, du pouvoir d’achat et de l’accès effectif aux services sociaux de base.
Pour lui, la démocratie ne saurait se limiter à des indicateurs macroéconomiques ou à des réalisations matérielles. Elle doit se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie : emploi, santé, éducation et sécurité économique.
Un plaidoyer pour un recentrage social
Devant les représentants du NDI, l’opposant a ainsi plaidé pour une gouvernance davantage tournée vers l’humain. Selon lui, la cherté de la vie et les difficultés quotidiennes ressenties par de nombreux ménages traduisent un décalage entre les performances affichées et la réalité sociale.
Cette sortie s’inscrit dans un contexte préélectoral où les différentes forces politiques affinent leurs argumentaires. En mettant l’accent sur le vécu des citoyens, Paul Hounkpè semble vouloir installer au cœur du débat public la question du bien-être concret des populations.
Reste à savoir si cette lecture trouvera un écho suffisant auprès d’un électorat appelé à arbitrer entre bilan infrastructurel et attentes sociales lors des prochaines échéances électorales.






