Dans le cadre de la vulgarisation de leur projet de société, le duo de l’opposition composé de Paul Hounkpè et de son colistier Hounwanou affiche ses ambitions de réformes institutionnelles. Présentant les grandes orientations de ce programme, leur porte-parole, Fred Houénou, a notamment évoqué une relecture de la loi sur la chefferie traditionnelle au Bénin.
Adoptée en mars 2025 par l’Assemblée nationale, cette loi a instauré un cadre juridique formel pour les chefferies traditionnelles, en reconnaissant officiellement plusieurs royaumes, chefferies supérieures et coutumières sur l’ensemble du territoire national. Elle vise à structurer leur rôle, à encadrer leur organisation et à renforcer leur contribution à la cohésion sociale et au développement du pays .
Cependant, selon les responsables du duo Hounkpè–Hounwanou, certaines dispositions du texte suscitent encore des interrogations et des frustrations au sein de plusieurs communautés. D’où leur volonté, une fois au pouvoir, d’engager une relecture inclusive de cette loi afin de mieux prendre en compte les réalités socioculturelles et les sensibilités locales.
À en croire Fred Houénou, cette réforme envisagée s’inscrit dans une démarche plus large de réconciliation nationale et de valorisation du patrimoine culturel. Le duo entend ainsi redonner à la chefferie traditionnelle toute sa place, tout en veillant à une meilleure harmonisation avec les institutions républicaines.
Cette proposition vient s’ajouter à une série de mesures annoncées par les candidats de l’opposition, qui misent sur une gouvernance participative et une refondation de certaines réformes jugées perfectibles.
À quelques semaines du scrutin présidentiel d’avril 2026, la question de la chefferie traditionnelle pourrait ainsi s’imposer comme un enjeu politique et sociétal majeur dans le débat public.






