Le dossier de la tiktokeuse béninoise Florence Kingbo revient devant la justice ce mardi 24 mars 2026. Cette date marque la tenue de la deuxième audience de son procès devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, après un premier passage particulièrement mouvementé début février.
Lors de la première audience, ouverte le 3 février 2026, la jeune créatrice de contenus, âgée de 21 ans, avait comparu pour plusieurs chefs d’accusation, notamment harcèlement par voie électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, ainsi que provocation à la rébellion.
Une affaire née d’une vidéo virale
À l’origine de cette procédure judiciaire, une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle Florence Kingbo tenait des propos jugés offensants à l’endroit du chef de l’État, Patrice Talon, ainsi que de son entourage. Cette sortie médiatique avait suscité une vive polémique et conduit à son interpellation puis à son placement en détention provisoire en décembre 2025.
Une première audience sous tension
La première comparution de la prévenue avait été marquée par une atmosphère tendue, ponctuée d’échanges vifs entre la cour, le ministère public et la défense. Le comportement de Florence Kingbo, jugé provocateur à la barre, avait également retenu l’attention et contribué à crisper davantage les débats.
À l’issue de cette audience, le ministère public avait sollicité un renvoi afin de mieux préparer ses réquisitions. De son côté, la défense avait plaidé pour une mise en liberté provisoire, une demande à laquelle le parquet s’était opposé.
Une audience décisive attendue
Le renvoi prononcé par la cour a fixé la reprise des débats à ce mardi 24 mars 2026. Cette deuxième audience s’annonce déterminante, puisqu’elle devrait permettre au ministère public de présenter ses réquisitions et à la juridiction de se prononcer, entre autres, sur la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de la prévenue.
Au-delà du cas individuel de Florence Kingbo, cette affaire continue d’alimenter le débat sur les limites de la liberté d’expression à l’ère des réseaux sociaux au Bénin, ainsi que sur la responsabilité des créateurs de contenus face à leurs publications.
Tous les regards restent désormais tournés vers la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, où l’évolution de ce dossier pourrait connaître un tournant décisif dans les prochaines heures.






