Tanzanie : Samia Suluhu Hassan sacrée « Tyran de l’année » par l’ONG britannique Index on Censorship

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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La présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a été récemment désignée « tyran de l’année 2025 » à l’issue d’un vote en ligne organisé par l’ONG britannique Index on Censorship, connue pour attirer l’attention internationale sur les atteintes à la liberté d’expression dans le monde.

Ce titre, attribué chaque année à un dirigeant accusé d’avoir porté gravement atteinte aux libertés fondamentales, a cette fois été attribué à la chef de l’État tanzanienne au terme d’un scrutin qui s’est déroulé dans un climat politique extrêmement tendu.

Une dérive autoritaire dénoncée

Arrivée à la présidence en mars 2021, Samia Suluhu Hassan était initialement perçue comme une dirigeante susceptible de réformer le pays après l’ère autoritaire de son prédécesseur, John Magufuli. Cependant, son second mandat — officialisé à l’issue de l’élection présidentielle du 29 octobre 2025 — a été marqué par une série de mesures répressives.

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La victoire officielle de Mme Hassan, avec près de 98 % des voix, a été vivement contestée par l’opposition et plusieurs observateurs internationaux, qui dénoncent une exclusion systématique des principaux candidats adverses et un climat d’intimidation généralisée.

Dans les jours qui ont suivi le scrutin, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes, et l’issue du processus électoral a été qualifiée de fraude massive par l’opposition. Ces protestations ont été réprimées dans la violence, avec des coupures d’Internet et un usage important de la force par les forces de sécurité.

Bilan humain contesté

L’opposition évoque un bilan tragique d’environ 700 morts lors des violences post-électorales, tandis que le gouvernement tanzanien a vigoureusement nié ces chiffres, les qualifiant « d’exagérés » et soulignant que l’ordre public avait été rétabli.

Cette controverse s’inscrit dans un contexte plus large de critiques internationales sur l’état des droits humains en Tanzanie, où des organisations de défense des libertés dénoncent une restriction croissante du pluralisme politique, des arrestations d’opposants et des limitations à la liberté de la presse.

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Un signal aux gouvernements répressifs

Selon Index on Censorship, ce vote en ligne ne constitue pas seulement une accusation contre la présidente tanzanienne, mais aussi un signal d’alarme sur la dégradation des libertés d’expression dans plusieurs régions du monde. L’ONG souligne que ce type de mobilisation vise à mettre en lumière des dirigeants qui, au cours de l’année écoulée, ont « sérieusement endommagé le paysage du débat libre dans leur pays ».

Si ce titre est symbolique, il reflète néanmoins la colère de nombreux citoyens tanzaniens et d’observateurs internationaux face à une situation politique jugée de plus en plus autoritaire.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.