29 janvier 2023 – 29 janvier 2026.
Trois ans jour pour jour après l’un des accidents de la route les plus meurtriers de l’histoire récente du Bénin, la mémoire collective reste marquée par le choc, la douleur et l’incompréhension. Sur ce tronçon de route de Dassa-Zoumè, des vies ont été brutalement arrachées dans une collision tragique entre un bus de la compagnie Baobab Express et un camion.

À l’occasion de cette commémoration, l’honorable OUASSAGARI Bio Sika Abdel Kamel, député à l’Assemblée nationale, membre du Parlement de la CEDEAO et Commandeur de l’Ordre national du Bénin, a livré une déclaration forte, empreinte de gravité et d’engagement, appelant à une refondation profonde de notre rapport à la sécurité routière.
Un drame sans distinction
Ce 29 janvier 2023, la route n’a fait aucune différence.
Ni entre mouvanciers et opposants, ni entre fonctionnaires et chômeurs, ni entre magistrats et justiciables. Tous ont été égaux face à la mort. Des dizaines de familles ont vu leur avenir s’effondrer en quelques secondes.
Pour l’élu, ce drame dépasse la simple émotion. Il est devenu un miroir brisé de notre société, révélant les failles profondes de notre système de transport et de prévention.
« La question n’est plus de savoir ce qui s’est passé, mais ce que nous sommes devenus », affirme-t-il.
Une responsabilité collective
Si certaines mesures de régulation ont été prises depuis, l’honorable OUASSAGARI estime que le véritable changement ne peut être seulement administratif.
Il doit être structurel, moral et comportemental.
Trois piliers sont, selon lui, indispensables pour rompre avec la spirale des drames routiers :
- La rigueur technique sans concession
Un bus n’est pas un simple véhicule :
c’est un contrat de confiance entre une compagnie et des vies humaines.
Le contrôle technique doit être absolu, sans tolérance pour la moindre défaillance mécanique.
- Le passager comme premier contrôleur
Chaque citoyen doit devenir acteur de sa propre sécurité :
refuser un bus surchargé, interpeller un chauffeur imprudent, signaler les abus.
Le silence, martèle-t-il, est un danger en soi.
- Le professionnalisme de l’équipage
Conduire un transport en commun n’est pas un métier ordinaire,
c’est un sacerdoce. La vie de dizaines de personnes dépend d’un seul volant.
Un appel solennel à l’action
Dans sa déclaration, l’honorable OUASSAGARI lance un appel à l’engagement collectif :
Aux autorités : pour une surveillance accrue et des infrastructures plus sûres ;
Aux transporteurs : pour rappeler que chaque siège est une vie sacrée ;
Aux passagers : pour adopter une vigilance constante.
Pour que le sang versé ne soit pas vain
En ce jour de recueillement, l’élu béninois prie pour que la mémoire des victimes ne serve pas seulement à nourrir la tristesse, mais à bâtir une nouvelle conscience routière.
« Que le Bénin avance, sans que ses filles et ses fils ne restent au bord de la route. »
En mémoire de OBEGUI Wallis, KORA GUERRA Akim, AFFO Ousmane,
et de tous les disparus du 29 janvier 2023 à Dassa-Zoumè.
Reposez en paix, a-t-il conclu.
Intégralité de son message
29 janvier 2023 – 29 janvier 2026, Trois ans déjà. Trois années que le temps s’est arrêté sur un tronçon de route, entre flammes et larmes. Ce jour-là le destin de dizaines de familles s’est brisé dans la collision d’un bus de la compagnie Baobab express et un camion. La route n’a pas fait de différence entre mouvancier et opposant, fonctionnaire et chômeur, homme et femme, magistrat et accusé. Au-delà de l’émotion, ce drame nous a mis face à un miroir brisé : celui de notre sécurité routière.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir ce qui s’est passé, mais ce que nous sommes devenus. Qu’est-ce qui a véritablement changé dans nos gares et sur nos axes routiers. Si des mesures de régulation ont été prises, le véritable changement ne peut être uniquement administratif. Il doit être structurel et comportemental.
Nous ne pouvons plus nous contenter de déplorer ; nous devons exiger et agir.
Pour ne plus revivre cette situation, notre engagement doit se porter sur :
- la rigueur technique sans concession parce qu’un bus n’est pas un véhicule, c’est un contrat de confiance entre une compagnie de transport et des vies humaines. Le contrôle technique doit être d’une exigence absolue. Aucune défaillance mécanique ne devrait être tolérée.
- le passager reste le maître parce que lui même doit être le premier contrôleur de sa propre sécurité et refuser de monter dans un bus surchargé, interpellé un chauffeur qui dépasse les limites de vitesse, signaler les comportements à risques puisque notre silence est notre propre danger dans un bus.
- le professionnalisme de l’équipage parce que conduire un transport commun reste un sacerdoce.
Nous pouvons donc retenir que la route ne tue pas, c’est notre insouciance, notre quête du gain rapide et notre silence qui tuent.
Raison pour laquelle je profite pour lancer un appel à l’action collective :
- aux autorités : nous demandons une surveillance accrue et des infrastructures plus sûres ;
- aux transporteurs : nous rappelons que chaque siège occupé est une vie sacrée ;
- aux passagers que nous sommes : nous demandons de la vigilance.
En ce jour de recueillement, nous prions pour que la mémoire des disparus du drame de Dassa-Zoumè ne sert pas uniquement à nourrir nos regrets, mais à bâtir une conscience routière nouvelle.
Et que le Bénin avance, sans que ses filles et fils ne restent au bord de la route.
PLUS JAMAIS ÇA
En mémoire de OBEGUI Wallis, KORA GUERRA Akim, AFFO Ousmane et tous les disparus du 29 janvier 2023.
Reposez en paix.
He OUASSAGARI Bio Sika Abdel Kamel
Député à l’Assemblée Nationale du Bénin ;
Membre du Parlement de la CEDEAO ;
Commandeur de l’Ordre National du Bénin






