Dans une décision majeure qui bouleverse l’accès aux États-Unis, le département d’État américain a annoncé la suspension à compter du 21 janvier du traitement des demandes de visas pour les ressortissants de 75 pays, y compris la Somalie, la Russie, le Brésil, l’Iran, l’Irak, l’Égypte et le Nigeria.
Cette mesure, publiée mercredi par la Maison-Blanche, vise officiellement à renforcer le contrôle des immigrés susceptibles de devenir une “charge publique” – c’est-à-dire susceptibles de dépendre de l’aide sociale après leur arrivée aux États-Unis. Elle s’inscrit dans le cadre d’un renforcement général de la politique d’immigration par l’administration américaine, qui maintiendra la suspension jusqu’à nouvel ordre, sans date de fin précise.
Pays concernés : une liste très large
Parmi les nations touchées figurent des pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes. Outre le Nigeria, la Somalie et la Russie, la liste inclut l’Iran, l’Irak, l’Égypte et le Brésil, ainsi que l’Afghanistan, la Thaïlande, le Yémen et de nombreuses autres.
Selon les autorités américaines, toutes les demandes de visas d’immigration seront refusées tant que les procédures de contrôle et de vérification ne seront pas réévaluées. Les visas non-immigrants (tourisme, affaires, etc.) devraient, pour l’instant, rester soumis à des règles distinctes.
Motivations et contexte
Le département d’État a expliqué que cette décision s’appuie sur des dispositions légales visant à empêcher l’entrée de personnes susceptibles de devenir dépendantes des aides publiques. Les autorités américaines pointent notamment des cas de fraudes ou d’abus dans les programmes sociaux comme justification de ce durcissement.
Cette mise en pause intervient dans un contexte politique tendu aux États-Unis, où l’administration en place a multiplié ces derniers mois les mesures restrictives en matière d’immigration et de visas, citant des préoccupations de sécurité nationale et d’« exploitation » du système d’aide publique.
Réactions internationales et conséquences
La décision a déjà suscité des réactions diplomatiques, avec des pays concernés exprimant leur inquiétude pour leurs citoyens, notamment ceux qui avaient des projets d’émigration, d’études, d’affaires ou de regroupement familial. Des experts en immigration préviennent que cette suspension pourrait entraîner des blocages importants et des retards prolongés pour des milliers de demandeurs.
Pour l’instant, aucune assurance n’a été donnée quant à une reprise rapide des procédures, et les ambassades américaines dans les pays concernés ont reçu des instructions de rejeter les demandes au fur et à mesure.





