Alors que la bataille pour l’investiture présidentielle fait rage au sein du parti Les Démocrates, avec pas moins de 34 candidatures enregistrées, les déclarations d’engagement et d’unité deviennent de plus en plus précieuses. C’est dans ce contexte que le député Kamel Ouassagari, lui-même candidat à l’investiture du parti, a marqué les esprits par une déclaration forte, empreinte de loyauté et de maturité politique.
> « Je resterai toujours fidèle au choix de mon parti, quelle que soit la personne retenue dans le processus de désignation du candidat du parti Les Démocrates. »
Ces mots, simples en apparence, résonnent pourtant comme un appel à l’unité dans une période où le risque de division interne plane sur la formation politique dirigée par l’ancien président Boni Yayi. Car si l’émulation démocratique est un signe de vitalité, une surenchère des ambitions mal canalisée pourrait affaiblir le parti à la veille d’une échéance cruciale.
Un message d’apaisement et de responsabilité
En pleine effervescence des tractations internes, la déclaration de Kamel Ouassagari sonne comme une profession de foi républicaine et partisane. Elle tranche avec certaines postures plus clivantes de la part de certains candidats, et renforce l’image d’un homme politique respectueux des règles du jeu démocratique interne.
« Cette déclaration est à saluer. Elle montre que certains candidats ne sont pas dans une logique de chantage ou de repli, mais dans une volonté sincère de servir le parti, même sans être désignés », confie un cadre du parti sous couvert d’anonymat.
Préserver l’unité pour affronter le véritable adversaire
L’enjeu pour Les Démocrates ne réside pas uniquement dans la désignation d’un duo présidentiel compétent et mobilisateur. Il réside surtout dans la capacité du parti à sortir uni et renforcé de cette étape cruciale. En effet, face à un pouvoir en place bien organisé, et à un contexte politique balisé par des exigences légales strictes (dont les parrainages), toute division interne pourrait s’avérer fatale à l’ambition de reconquête démocratique.
C’est ce que semble avoir compris Kamel Ouassagari. En affirmant dès maintenant son alignement sur le choix final du parti, il pose un acte politique fort : celui de l’acceptation des règles communes, quelles qu’en soient les conséquences personnelles.
Un exemple à suivre ?
Alors que les spéculations vont bon train sur les candidats favoris — dont Daniel Edah, Éric Houndété, Saka Saley ou encore Martin Abou — l’attitude de Kamel Ouassagari pourrait bien tracer une ligne de conduite pour les autres prétendants. À travers son engagement, il invite implicitement à un dépassement des ambitions personnelles au profit d’un projet collectif.
À quelques heures de la décision finale du bureau politique, les regards se tournent désormais vers les autres candidats : feront-ils preuve de la même sagesse ?
Dans un climat politique tendu et une course à l’investiture particulièrement disputée, la déclaration de Kamel Ouassagari vient rappeler que la fidélité à un idéal et à un parti prime sur l’ambition individuelle. Un message qui pourrait peser lourd dans le processus d’unification des forces d’opposition face au défi de 2026.





