Thiès : une étudiante en prison après la découverte de deux nouveau-nés morts dans un sachet

LA REDACTION
By
LA REDACTION
LA DIRECTION DE PUBLICATION
Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
29 Views
5 Min Read
5 Min Read

Une affaire particulièrement sensible est actuellement entre les mains de la justice à Thiès, au Sénégal. Une étudiante de 24 ans, identifiée par les initiales N. Guèye, a été placée en détention à la prison centrale de Thiès après avoir été déférée devant le procureur dans le cadre d’une procédure ouverte pour infanticide, selon des informations rapportées par L’Observateur.

L’affaire a débuté après l’arrivée de la jeune femme au centre de santé Dr Mamadou Bathily, ex-10e, à la suite d’un accouchement survenu à son domicile, dans le quartier de Médina Fall.

Une déclaration qui intrigue le personnel médical

À son arrivée dans la structure sanitaire, N. Guèye aurait expliqué au personnel médical qu’elle venait d’accoucher et qu’elle avait laissé son bébé à son domicile. Un récit qui aurait suscité des interrogations chez le médecin-chef adjoint du district sanitaire de Thiès.

- Advertisement -

Intrigué par les circonstances évoquées par la patiente, le responsable médical aurait discrètement alerté les services de police du commissariat central de Thiès, dirigé par le commissaire Aïssatou Ndiaye.

Les enquêteurs se sont alors rendus au centre de santé afin d’identifier la jeune femme et de recueillir ses premières explications.

Un sachet dissimulé sous un canari

Lors de son audition, N. Guèye aurait indiqué aux policiers qu’elle avait placé le nouveau-né dans un sachet en plastique, avant de dissimuler celui-ci sous un canari inutilisé dans la maison familiale.

Les enquêteurs se sont rendus au domicile indiqué pour procéder aux vérifications. Sur place, ils auraient découvert le récipient ainsi que le sachet décrit par la jeune femme.

- Advertisement -

Le contenant a ensuite été transporté au centre de santé, où il aurait été ouvert en présence d’une sage-femme.

C’est alors que l’enquête a pris une tournure particulièrement troublante.

Deux nouveau-nés retrouvés sans vie

- Advertisement -

Contrairement à ce que laissaient penser les premières déclarations de l’étudiante, le sachet ne contenait pas un seul nouveau-né, mais deux bébés : un garçon et une fille.

Selon le récit publié par L’Observateur, les deux nouveau-nés étaient déjà décédés au moment de leur découverte.

Confrontée à cette situation, N. Guèye aurait expliqué avoir accouché tôt dans la matinée. Elle affirme que les deux enfants ne présentaient aucun signe de vie au moment de leur naissance. C’est, selon sa version, pour cette raison qu’elle les aurait placés dans le sachet avant de le cacher sous le canari.

Cette déclaration constitue désormais l’un des principaux éléments à examiner dans le cadre de l’enquête.

Une version qui devra être confrontée aux expertises

Si une procédure pour infanticide a été ouverte, les circonstances exactes du décès des deux nouveau-nés restent à déterminer par les investigations judiciaires et médicales.

La version livrée par la jeune femme devra notamment être confrontée aux constatations médicales, aux éventuels résultats d’examens médico-légaux ainsi qu’aux autres éléments recueillis par les enquêteurs.

À ce stade, il convient donc de distinguer les faits établis de la qualification pénale retenue dans la procédure. Le placement en détention dans le cadre d’une affaire d’infanticide ne constitue pas, en lui-même, une déclaration définitive de culpabilité.

Le père présumé également évoqué

Au cours de ses échanges avec les enquêteurs, l’étudiante aurait également évoqué les circonstances de sa grossesse. Elle aurait déclaré que celle-ci était issue d’une relation avec un homme prénommé Diabel, domicilié à Keur Saïb, dont elle affirme ne plus avoir de nouvelles.

L’identité et le rôle éventuel de cet homme devront, le cas échéant, être établis par les investigations.

Après avoir été prise en charge et maintenue en observation au centre de santé, N. Guèye a finalement été déférée devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Thiès. Elle a ensuite été conduite à la prison centrale de Thiès dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte.

L’enquête devra désormais permettre de faire toute la lumière sur les circonstances de l’accouchement, les conditions dans lesquelles les deux nouveau-nés sont décédés et les responsabilités éventuelles dans cette affaire qui suscite déjà une vive émotion à Thiès.

LA UNE DU JOUR

Cliquez sur l’image pour télécharger le Pdf

Cliquez sur ces logos ci- dessous selon le système de votre téléphone 

pour installer notre application mobile 

*******************************

TAGGED:
Share This Article
LA DIRECTION DE PUBLICATION
Follow:
Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.