À Bohicon, le CEG Saclo a repris le chemin des cours avec les mêmes difficultés infrastructurelles qui compliquent le quotidien des élèves et des enseignants. Salles de classe insuffisantes, manque de tables-bancs, absence d’électricité et de clôture : l’établissement doit composer avec des conditions de travail difficiles. Un paradoxe d’autant plus frappant que ses élèves continuent de s’illustrer par leurs performances aux examens nationaux.
La rentrée scolaire 2026-2027 n’a pas fondamentalement changé le quotidien du Collège d’Enseignement Général (CEG) de Saclo, dans la commune de Bohicon. Dans cet établissement public, la volonté de bien faire se heurte encore à des contraintes matérielles qui pèsent sur l’organisation des cours et les conditions d’apprentissage.
Derrière les portes d’un collège qui accueille chaque année de nombreux apprenants, le déficit d’infrastructures reste particulièrement visible. Avec seulement 14 salles de classe pour un effectif présenté comme important, l’administration est contrainte de multiplier les solutions provisoires pour assurer les enseignements.
Des salles insuffisantes pour un effectif important
Le manque d’espace constitue l’une des principales difficultés auxquelles le CEG Saclo est confronté. Dans certaines situations, plusieurs groupes d’élèves doivent partager une même salle, séparés par une simple cloison. Une configuration qui ne facilite ni la concentration des apprenants ni les conditions d’intervention des enseignants.
Dans d’autres cas, l’insuffisance des tables-bancs oblige certains élèves à suivre les cours dans des conditions particulièrement inconfortables, parfois même à l’extérieur des salles. Des situations qui illustrent l’ampleur des besoins en infrastructures et en équipements scolaires.
À cette situation s’ajoute un déficit en personnel enseignant, qui complique davantage la gestion pédagogique de l’établissement.
Un collège sans électricité et sans clôture
Le déficit infrastructurel ne se limite pas aux salles de classe et au mobilier. Le CEG Saclo ne dispose pas, selon les informations recueillies auprès de l’établissement, d’un raccordement à l’électricité. Une contrainte qui réduit les possibilités d’utilisation des équipements modernes et limite certaines activités pédagogiques.
Autre préoccupation majeure : l’absence de clôture autour du domaine scolaire. Cette situation expose l’établissement à des intrusions et rend difficile la sécurisation complète de l’espace réservé aux élèves.
La présence récurrente de troupeaux de bœufs dans l’enceinte du collège est notamment signalée. Ces animaux peuvent traverser ou occuper la cour de l’établissement, créant des perturbations et soulevant des préoccupations en matière de sécurité des élèves et du personnel.
L’excellence scolaire malgré les difficultés
Le contraste est saisissant. Alors que les conditions matérielles demeurent difficiles, le CEG Saclo parvient à maintenir un niveau de performance qui constitue l’un de ses principaux motifs de satisfaction.
Les résultats enregistrés aux différents examens nationaux témoignent, selon l’administration, des efforts consentis par les apprenants et leurs enseignants. Cette dynamique repose notamment sur l’engagement du personnel d’encadrement et sur la détermination des élèves à poursuivre leurs études malgré un environnement de travail peu favorable.
Pour Urbain Tognon, censeur de l’établissement, la gestion quotidienne représente un véritable défi. L’administration doit composer avec les contraintes liées aux effectifs, aux infrastructures et aux moyens disponibles tout en veillant au maintien de la discipline et à la continuité des enseignements.
Cette capacité à préserver les performances scolaires dans un contexte matériel difficile constitue ainsi l’une des particularités du CEG Saclo.
Des besoins qui deviennent urgents
À l’ouverture de cette nouvelle année scolaire, les responsables de l’établissement renouvellent leur appel en faveur d’un renforcement des infrastructures.
Parmi les priorités identifiées figurent notamment la construction de nouvelles salles de classe, la réalisation d’une clôture de sécurité, la mise à disposition de tables-bancs en quantité suffisante et l’électrification de l’établissement.
Pour la communauté éducative de Saclo, ces investissements permettraient non seulement d’améliorer les conditions de travail des enseignants, mais également d’offrir aux élèves un environnement d’apprentissage plus sûr et plus adapté.
Le CEG Saclo illustre ainsi une réalité bien connue du système éducatif : les performances des apprenants peuvent être au rendez-vous, même lorsque les infrastructures peinent à suivre. Mais la mobilisation et la résilience des élèves et des enseignants ne sauraient, à elles seules, remplacer des équipements scolaires adaptés.
À l’heure où l’année scolaire 2026-2027 vient de commencer, le défi est donc de permettre à cet établissement de transformer son potentiel académique en véritable réussite durable, dans un cadre d’apprentissage à la hauteur des efforts de sa communauté éducative.



