Un chauffeur est poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire portant sur le transport présumé d’armes à feu et de munitions. À l’audience du lundi 5 octobre 2026, le ministère public a requis cinq ans d’emprisonnement ferme et 500 000 FCFA d’amende contre le prévenu. En revanche, la relaxe a été requise pour les deux autres personnes poursuivies dans le même dossier.
L’affaire trouve son origine dans un contrôle effectué sur l’axe Parakou-Kalalé. Lors de l’intervention des agents, une cargaison transportée par le chauffeur a été inspectée. Selon les éléments présentés dans le dossier, des sacs contenant des fruits dissimulaient seize fusils et plus de 700 cartouches.
Interrogé sur la provenance et la destination de cette marchandise, le conducteur aurait déclaré ne pas connaître l’identité du destinataire des colis qu’il transportait. Cette déclaration a conduit les enquêteurs à s’intéresser également au propriétaire du véhicule ainsi qu’à l’un de ses amis.
Les deux hommes ont, à leur tour, été interpellés et placés en détention dans le cadre de la procédure. Toutefois, les investigations n’auraient pas permis de réunir des éléments suffisants établissant leur implication dans le transport des armes.
Cinq ans requis contre le chauffeur
À la barre de la CRIET ce lundi, le ministère public a ainsi adopté des positions distinctes à l’égard des trois prévenus.
Pour le propriétaire du véhicule et son ami, le parquet a requis la relaxe, estimant qu’aucun élément suffisamment probant ne permettait de les maintenir dans les liens de la procédure.
La situation du chauffeur est différente. Le ministère public a requis à son encontre cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis de 500 000 FCFA d’amende, pour des faits qualifiés de complicité de cession d’armes à feu et de blanchiment de capitaux.
Dans son argumentaire, le parquet a notamment mis en avant la responsabilité du conducteur dans le transport de la cargaison. Selon le ministère public, compte tenu de sa qualité de chauffeur, le prévenu devait s’assurer de la nature des marchandises qui lui étaient confiées avant de prendre la route.
Le verdict attendu le 9 novembre
À ce stade de la procédure, aucune condamnation n’a encore été prononcée. Les réquisitions du ministère public constituent la position du parquet et ne préjugent pas de la décision finale de la juridiction.
La CRIET a renvoyé le dossier au 9 novembre 2026, date à laquelle l’affaire devrait connaître une nouvelle étape judiciaire.
Le chauffeur demeure donc présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de condamnation.



