Le tribunal d’Abomey-Calavi s’est penché, mercredi 14 octobre 2026, sur une affaire d’évasion survenue à la maison d’arrêt de la localité. Un militaire, soupçonné d’avoir facilité la fuite d’un détenu, a comparu libre devant la juridiction. Les débats ont notamment porté sur les circonstances de la disparition du prisonnier et l’exploitation des images de vidéosurveillance.
Comment un détenu a-t-il pu s’échapper de la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi ? C’est l’une des questions au cœur du dossier examiné mercredi 14 octobre 2026 par le tribunal de la localité. À la barre, un militaire soupçonné d’avoir contribué à cette évasion a présenté sa version des faits, tandis que le ministère public a fait état d’éléments recueillis lors de ses vérifications.
D’après les explications du prévenu, le détenu concerné était régulièrement sollicité pour effectuer de petits travaux de réparation à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire. Le jour de l’incident, le militaire affirme lui avoir ouvert un magasin afin qu’il puisse y déposer son sac avant de poursuivre ses activités.
Mais profitant, selon le récit présenté à l’audience, d’un moment d’inattention de son accompagnateur, le détenu aurait réussi à prendre la fuite. Le militaire soutient ainsi que l’évasion s’est produite alors qu’il était occupé à d’autres tâches.
Les images de vidéosurveillance au cœur des débats
Le ministère public a, de son côté, apporté des précisions sur les vérifications effectuées dans le cadre de cette affaire. Son représentant a indiqué s’être rendu sur les lieux afin de visionner les images des caméras de surveillance de la maison d’arrêt.
Selon ses déclarations à l’audience, les enregistrements montrent le militaire entrer dans l’établissement en compagnie du détenu, sans qu’ils apparaissent ensuite ressortir ensemble. Le représentant du parquet a également estimé que la présence du prisonnier aux côtés du militaire aurait contribué à réduire la vigilance des policiers chargés de la garde.
Le ministère public a par ailleurs évoqué la découverte d’une barre de fer qui aurait été sciée par le détenu. Cet élément aurait permis à ce dernier d’accéder au couloir qu’il aurait emprunté pour s’échapper.
Ces différents éléments ont alimenté les débats autour des circonstances de l’évasion et du rôle éventuellement joué par le militaire. À ce stade de la procédure, les responsabilités restent à établir par la juridiction.
Le dossier renvoyé au 28 octobre
L’affaire n’a pas encore livré son verdict. Le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au 28 octobre 2026, notamment afin de permettre l’extraction d’un détenu cité dans cette procédure et de poursuivre l’examen des faits.
Les réquisitions du ministère public sont également attendues lors de la prochaine audience. La juridiction devra ensuite poursuivre son appréciation des éléments versés au dossier avant de se prononcer sur les responsabilités éventuelles.



