Les députés de la 10ᵉ législature sont attendus ce mercredi 21 octobre 2026 au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, pour l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l’année. Au cœur des travaux parlementaires figure l’examen du projet de loi de finances pour la gestion 2027, qui s’élève à 4 757,029 milliards de FCFA.
La trêve parlementaire prend fin. Les députés béninois sont convoqués pour la rentrée parlementaire de ce mercredi 21 octobre 2026. Selon un communiqué du Secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale, daté du 14 octobre, la cérémonie officielle d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année se tiendra à 10 heures au Palais des Gouverneurs, siège du Parlement, à Porto-Novo. La mise en place des députés est prévue au plus tard à 9 h 30.
Cette session, communément appelée session budgétaire, constitue une étape importante dans le calendrier institutionnel du Bénin. Elle permettra notamment aux représentants du peuple d’examiner les prévisions de recettes et de dépenses de l’État pour l’exercice 2027, avant de se prononcer sur leur adoption.
Le budget 2027 au cœur des débats
Le principal dossier attendu au cours de cette session est le projet de loi de finances pour la gestion 2027. Transmis par le gouvernement à l’Assemblée nationale le 7 octobre 2026, le projet de budget est arrêté à 4 757,029 milliards de FCFA, soit une progression de 14,7 % par rapport au budget de l’année précédente.
Les dépenses à caractère social occupent une place importante dans cette programmation, avec une enveloppe annoncée de 1 597,533 milliards de FCFA. Les débats parlementaires permettront aux députés d’apprécier les choix budgétaires du gouvernement, les priorités retenues et les moyens prévus pour leur mise en œuvre.
Un premier budget sous la présidence de Wadagni
Cette rentrée parlementaire présente également un enjeu particulier pour le président de la République, Romuald Wadagni. Il s’agit du premier projet de loi de finances élaboré sous sa présidence et soumis à l’examen des députés depuis son accession à la magistrature suprême.
Les parlementaires auront ainsi à se pencher sur les orientations financières proposées par l’exécutif et à examiner leur traduction dans les politiques publiques prévues pour l’année prochaine.
Au-delà du budget, la deuxième session ordinaire pourrait également être consacrée à l’examen d’autres textes législatifs en instance et aux activités de contrôle de l’action gouvernementale, conformément aux prérogatives de l’Assemblée nationale.
Avec l’ouverture officielle prévue ce mercredi, les députés entament plusieurs semaines de travaux au cours desquelles les arbitrages budgétaires, les priorités de l’État et les attentes des populations seront au centre de l’attention.



