n visite sur le chantier du futur hôtel de ville de Cotonou, lundi 19 octobre 2026, le ministre conseiller Rachidi Gbadamassi a insisté sur le respect des délais de livraison. Un message sans ambiguïté adressé aux entreprises chargées de réaliser cette infrastructure présentée comme un projet majeur de modernisation de l’administration municipale.

Le gouvernement béninois entend éviter tout dérapage dans l’exécution du chantier du nouvel hôtel de ville de Cotonou. À l’occasion d’une visite effectuée le lundi 19 octobre 2026, les autorités ont pu apprécier l’évolution des travaux de ce complexe administratif appelé à renforcer les capacités opérationnelles de la municipalité. Au cœur des échanges, une exigence : achever l’ouvrage dans les délais annoncés et éviter qu’il ne devienne un projet inachevé ou inutilisable.
Présent lors de cette descente, le ministre conseiller à la Défense et à la Sécurité, chargé de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Rachidi Gbadamassi, a adressé un avertissement explicite aux entreprises mobilisées sur le chantier. Pour lui, la réalisation de cette infrastructure doit se traduire par un résultat concret, à la hauteur des ambitions affichées par les pouvoirs publics.
« Il y a un vocabulaire que le président ne veut pas entendre, c’est l’éléphant blanc. J’exhorte humblement l’entreprise à respecter le délai de livraison », a-t-il déclaré. À travers cette mise en garde, le ministre conseiller a rappelé la nécessité de veiller à l’achèvement effectif des investissements publics, afin que les infrastructures construites répondent réellement aux besoins auxquels elles sont destinées.
Un complexe pour regrouper les services municipaux
La visite a conduit la délégation de la préfecture à l’actuelle mairie de Cotonou, avant de s’achever sur le site du futur hôtel de ville. Cette étape a permis aux autorités de découvrir les principales composantes du projet et d’en apprécier les ambitions architecturales et fonctionnelles.
Selon les explications du maître d’œuvre, Georges Koffi, le complexe comprendra deux bâtiments principaux, auxquels s’ajouteront des locaux techniques. L’un des bâtiments sera consacré notamment aux salles de mariage, tandis que l’autre accueillera les institutions et les services liés à la mairie de Cotonou. Un bâtiment situé au sud du site sera, quant à lui, destiné aux installations techniques.
Cette organisation vise à regrouper les différentes structures municipales au sein d’un même ensemble immobilier. À terme, le nouvel équipement devrait offrir un environnement de travail plus adapté aux agents et améliorer les conditions d’accueil des usagers.
Une infrastructure porteuse d’ambitions pour la capitale économique
Au-delà de sa fonction administrative, le futur hôtel de ville est également présenté comme un ouvrage appelé à renforcer l’image de Cotonou. À l’issue de la visite, le maire de la ville a exprimé sa satisfaction devant les perspectives qu’offre cette réalisation.
« Nous avons ici les prémices de ce qui a pu être probablement l’un des plus beaux hôtels de ville de la sous-région », a-t-il déclaré, mettant ainsi en avant la dimension architecturale du projet.
Le préfet du Littoral, Gilbert Dèou Malè, a également salué l’engagement des pouvoirs publics en faveur de la commune. « Nous avons au niveau du gouvernement joint la parole à l’acte. C’est normal, tout à fait normal que le maire en soit heureux, y compris moi-même. Je crois que notre département et notre commune sont à l’honneur. Nous allons travailler à faire de Cotonou la ville la plus attrayante de l’Afrique », a-t-il affirmé.
Ces déclarations traduisent les attentes placées dans cette infrastructure, appelée à devenir un symbole du renforcement de l’administration locale et de la transformation du cadre urbain.
Septembre, l’échéance annoncée pour la livraison
La question du calendrier d’exécution a constitué l’un des principaux enjeux de cette visite. D’après les éléments communiqués, le maître d’œuvre et les entreprises partenaires se sont engagés à achever les travaux en septembre 2027. Le respect de cette échéance dépendra toutefois du rythme d’exécution sur le terrain.
Le maire de Cotonou a ainsi souligné que la concrétisation de cet engagement nécessitait une mobilisation soutenue de toutes les parties prenantes. L’enjeu est de maintenir la cadence des travaux pour éviter un glissement du calendrier.
Pour les autorités, la réussite du projet ne se mesurera pas uniquement à son apparence ou à son envergure architecturale. Elle dépendra également de sa livraison effective, de sa fonctionnalité et de sa capacité à répondre durablement aux besoins de l’administration municipale.
Le message de Rachidi Gbadamassi est donc clair : le nouvel hôtel de ville doit être achevé et mis en service, conformément aux engagements pris. Les prochaines étapes du chantier seront déterminantes pour apprécier la capacité des entreprises à respecter le calendrier annoncé et permettre à Cotonou de disposer de cette nouvelle infrastructure administrative.



