Prévention de l’AVC au Bénin : Hervé Prudence Hessou transforme son épreuve en combat citoyen

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Du 25 octobre au 1er novembre 2026, l’association AVerCion Aversion organise une semaine de sensibilisation à l’accident vasculaire cérébral (AVC). À l’initiative de cette mobilisation, Hervé Prudence Hessou, journaliste et président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), entend faire de son expérience personnelle un levier de prévention. À travers cette campagne, il veut renforcer la connaissance de la maladie, promouvoir les bons réflexes et mobiliser les médias autour d’un enjeu majeur de santé publique.

Transformer une épreuve personnelle en engagement au service de la collectivité. C’est le sens du combat que mène Hervé Prudence Hessou à travers AVerCion Aversion, une association consacrée à la prévention de l’accident vasculaire cérébral. Lui-même survivant de cette maladie, le journaliste béninois a choisi de mettre son expérience au service d’une cause qui dépasse sa personne : mieux informer les populations pour contribuer à prévenir les AVC et limiter leurs conséquences.

Lancée du dimanche 25 octobre au dimanche 1er novembre 2026, la campagne de sensibilisation portée par l’association s’articule autour de plusieurs axes : la compréhension de la maladie, la reconnaissance de ses signes d’alerte, l’identification des facteurs de risque, la prévention au quotidien et l’accompagnement des personnes touchées. Une initiative qui entend faire de l’information un outil essentiel dans la lutte contre cette affection aux conséquences parfois dramatiques.

AVerCion Aversion : un nom qui porte un message

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Derrière l’appellation singulière de l’association se trouve une véritable philosophie d’action. Le mot « aversion », issu du latin aversio, renvoie notamment à l’idée de détourner ou de se détourner de quelque chose. En associant cette notion à l’acronyme AVC, les initiateurs d’AVerCion Aversion donnent ainsi un sens particulier à leur démarche : développer une aversion pour l’accident vasculaire cérébral, en agissant en amont grâce à la prévention, à l’information et à la sensibilisation.

Le remplacement du « S » par un « C » dans « AVerCion » constitue un jeu de mots destiné à mettre en évidence le combat contre l’AVC. Le logo de l’association, représentant un cerveau en miroir et faisant apparaître les deux expressions « AVerCion » et « Aversion », traduit visuellement cette ambition.

Au-delà de son identité, l’organisation se veut une réponse informationnelle et communicationnelle à un problème de santé publique. Sa devise résume son engagement : « Informer · Sensibiliser · Agir ».

Un enjeu de santé publique qui appelle une mobilisation collective

L’ampleur de l’accident vasculaire cérébral justifie une attention particulière. À l’échelle mondiale, les estimations de l’Organisation mondiale de la santé font état de millions de personnes touchées chaque année, avec plusieurs millions de décès. L’hypertension artérielle figure parmi les principaux facteurs de risque de cette affection.

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Au Bénin, les données d’une enquête menée à Cotonou auprès de plus de 15 000 habitants ont fait ressortir une prévalence estimée à 4,6 cas pour 1 000 habitants. Les résultats soulignent également les insuffisances dans la connaissance de la maladie et de ses manifestations.

Face à cette réalité, AVerCion Aversion entend contribuer à combler le déficit d’information. L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre les mécanismes de l’AVC, de reconnaître les signes qui doivent alerter et d’adopter des comportements susceptibles de réduire les risques.

Car, en cas d’AVC, la rapidité de la prise en charge peut être déterminante. Une déformation soudaine du visage, une faiblesse d’un bras ou des difficultés à parler doivent notamment susciter une réaction immédiate et une demande urgente d’assistance médicale.

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Huit jours pour informer, prévenir et accompagner

Pendant huit jours, l’association prévoit de diffuser quotidiennement des affiches et des fiches pédagogiques consacrées à des thématiques précises. Cette démarche vise à rendre l’information accessible au plus grand nombre, en privilégiant des messages simples, pratiques et directement applicables.

Le programme s’ouvre le dimanche 25 octobre avec la présentation de l’association et une introduction à la compréhension de l’AVC. Le lundi 26 octobre sera consacré à la reconnaissance des signes d’alerte, tandis que la journée du mardi 27 octobre mettra l’accent sur les facteurs de risque, notamment l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, la consommation d’alcool et la sédentarité.

Le mercredi 28 octobre, la campagne abordera les gestes et les habitudes susceptibles de contribuer à la prévention, tout en annonçant le rendez-vous d’échanges prévu avec les professionnels et les personnes concernées.

Le jeudi 29 octobre coïncidera avec la Journée mondiale de lutte contre l’AVC. Le vendredi 30 octobre, l’attention sera portée sur la vie après un accident vasculaire cérébral, en particulier la rééducation et le rôle des proches dans le processus de rétablissement.

Enfin, le dimanche 1er novembre marquera la clôture de la campagne, avec un bilan des activités et des remerciements aux participants et aux partenaires.

« Dialogue Cerveau & Voix » : croiser les expériences et les expertises

Temps fort de cette mobilisation, le « Dialogue Cerveau & Voix » se tiendra le samedi 31 octobre 2026 à partir de 10 heures, à la Maison des médias Thomas MEGNANSSAN, à Gbèdjromèdé, à Cotonou.

Cette rencontre réunira des victimes d’AVC, des journalistes, des professionnels de la communication, des orthophonistes, des kinésithérapeutes, des infirmiers et des médecins, notamment des généralistes, des neurologues, des cardiologues ainsi que des spécialistes de médecine physique et de réadaptation.

L’ambition est de favoriser le dialogue entre les personnes ayant vécu la maladie et les professionnels qui interviennent dans sa prévention, son traitement et la rééducation. Les échanges devront également mettre en lumière le rôle des médias dans la diffusion des connaissances sanitaires et dans la promotion des comportements préventifs.

Le choix de réunir ces différents acteurs traduit une conviction centrale des promoteurs de l’initiative : la lutte contre l’AVC ne relève pas uniquement du corps médical. Elle nécessite aussi une information fiable, une communication adaptée et une mobilisation collective.

En rapprochant les témoignages des survivants des connaissances des spécialistes, AVerCion Aversion entend contribuer à une meilleure compréhension de la maladie et de ses conséquences sur les personnes touchées, leurs familles et leur environnement social.

Hervé Prudence Hessou, de l’épreuve personnelle à l’engagement public

Pour Hervé Prudence Hessou, cette initiative revêt une dimension particulière. Journaliste depuis près d’un quart de siècle et président de l’UPMB, il considère que son expérience personnelle lui impose désormais de prendre part à la sensibilisation du public.

« Il faut forcément communiquer et informer les gens sur l’AVC. On croit le connaître, mais il reste loin de nos connaissances : chacun doit savoir quoi faire quand il le faut », souligne-t-il.

Le responsable de l’organisation insiste également sur sa volonté de ne pas garder le silence après avoir lui-même été confronté à la maladie.

« Je ne peux pas être journaliste depuis près d’un quart de siècle et président de l’Union, voir cet incident m’arriver et me taire. C’est pourquoi je porte désormais ce combat, un combat noble, pour amener l’information au-delà du niveau actuel, vers la population, avec les médias et les spécialistes », affirme-t-il.

À travers ces mots, Hervé Prudence Hessou exprime la volonté de donner une portée collective à une expérience individuelle. Son engagement repose sur une idée simple : une information mieux diffusée peut aider à reconnaître plus rapidement les signes d’alerte, à encourager la prévention et à améliorer la compréhension des réalités vécues par les survivants.

Mobiliser les médias pour sauver des vies

En associant journalistes, professionnels de santé et personnes ayant survécu à un AVC, AVerCion Aversion entend faire de la communication un maillon essentiel de la prévention. Les médias disposent en effet d’une capacité de diffusion qui peut contribuer à faire connaître les symptômes, les facteurs de risque et les comportements à adopter face à une urgence.

Cette démarche vise également à rappeler que la lutte contre l’AVC ne s’arrête pas à la prise en charge médicale. Le retour à la vie quotidienne peut nécessiter une rééducation prolongée, un accompagnement adapté et un soutien constant de l’entourage.

L’association rassemble ainsi des personnes aux compétences et aux expériences diverses, unies par un objectif commun : contribuer à détourner les populations des risques évitables, améliorer la reconnaissance de la maladie et favoriser une meilleure prise en charge des personnes touchées.

Du 25 octobre au 1er novembre 2026, la campagne portée par Hervé Prudence Hessou ambitionne donc de faire progresser la sensibilisation au-delà des cercles spécialisés. À travers les messages diffusés et le « Dialogue Cerveau & Voix », le journaliste béninois veut transformer son vécu en instrument de mobilisation citoyenne.

Informer pour prévenir, reconnaître les signes pour réagir et accompagner pour reconstruire : tel est le fil conducteur du combat d’AVerCion Aversion contre l’accident vasculaire cérébral.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.