Budget 2027 au Bénin: << Nous sommes sur la bonne trajectoire>> Gérard Gbénonchi défend la hausse

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Invité de l’émission « Grand Angle » sur la SRTB, ce dimanche 25 octobre 2026, le président de la Commission des Finances et des Échanges de l’Assemblée nationale, Gérard Gbénonchi, s’est prononcé sur l’augmentation du projet de budget de l’État pour 2027, qui dépasse les 4 700 milliards de FCFA. Tout en estimant que cette progression s’inscrit dans une dynamique normale, il insiste sur la nécessité d’opérer des arbitrages pour répondre aux priorités du pays, notamment la lutte contre la pauvreté extrême. Son collègue Orden Alladatin, président de la commission des lois a aussi abondé dans le même sens. Il a, pour sa part, évoqué les dossiers législatifs attendus au cours de la session parlementaire.

Équilibré en ressources et en charges à 4 757,029 milliards de FCFA, le projet de budget de l’État béninois pour l’exercice 2027 affiche une hausse de 14,7 % par rapport à la loi de finances rectificative de 2026, arrêtée à 4 148,357 milliards de FCFA. Cette progression soulève des questions sur les priorités de dépenses, l’affectation des ressources publiques et les résultats attendus. Invité de l’émission « Grand Angle » de la Société de radio et télévision du Bénin (SRTB), ce dimanche 25 octobre 2026, le président de la Commission des Finances et des Échanges de l’Assemblée nationale, Gérard Gbénonchi, a défendu cette évolution budgétaire et expliqué la démarche que les députés entendent privilégier dans l’examen du projet de loi de finances.

« Nous sommes dans une progression normale, dans une dynamique normale, nous sommes sur la bonne trajectoire », a déclaré le président de la Commission des Finances et des Échanges.

Par cette appréciation, le député replace la hausse du budget dans une dynamique qu’il juge cohérente. Mais au-delà du montant global, il rappelle que l’exercice budgétaire exige des choix et une analyse attentive des besoins à satisfaire.

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Plus de 4 700 milliards FCFA : des arbitrages incontournables

Pour Gérard Gbénonchi, l’importance des besoins du pays impose une hiérarchisation des priorités. Les attentes des populations sont nombreuses et les secteurs d’intervention de l’État sollicitent des ressources qui, elles, demeurent limitées.

« Tout est prioritaire dans notre pays, tout est urgent. Les ressources n’étant pas élastiques, il faut faire des arbitrages. C’est ce que nous faisons à l’Assemblée nationale », a-t-il expliqué.

Cette déclaration met en évidence l’un des principaux enjeux de l’examen du projet de loi de finances : concilier les ambitions de développement, les contraintes financières et les attentes des citoyens. Il ne suffit donc pas d’enregistrer une augmentation des crédits. Il faut également apprécier leur répartition et leur capacité à produire les effets attendus.

Le président de la Commission des Finances et des Échanges a d’ailleurs tenu à préciser la posture des députés face aux propositions du gouvernement.

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« Nous sommes dans une démarche d’arbitrage et non de valider systématiquement le projet de budget », a-t-il insisté.

Pour lui, l’étude du budget doit permettre aux parlementaires d’examiner les choix opérés et de confronter les priorités annoncées aux besoins du pays. Cette démarche place l’analyse des dépenses et la pertinence des allocations au centre des travaux de la session budgétaire.

La lutte contre la pauvreté extrême au cœur des attentes

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Au-delà des grands équilibres financiers, Gérard Gbénonchi a particulièrement insisté sur la nécessité de traduire les ambitions sociales en mesures concrètes. Il a notamment évoqué la lutte contre la pauvreté extrême, qu’il souhaite voir occuper une place importante dans le premier budget du président Romuald Wadagni.

« La lutte contre la pauvreté extrême, nous espérons que le président Wadagni a traduit cette promesse de campagne dans son premier budget », a-t-il déclaré.

Cette attente souligne l’importance de la dimension sociale dans l’appréciation du projet de loi de finances. Pour les députés, l’enjeu est notamment d’évaluer la place accordée aux mesures destinées aux populations les plus vulnérables.

La progression du budget devra ainsi être appréciée non seulement au regard des montants mobilisés, mais également en fonction des priorités retenues et des résultats recherchés.

La dématérialisation des documents budgétaires évoquée

Au cours de l’émission, Gérard Gbénonchi a également abordé la dématérialisation des documents budgétaires à travers la plateforme numérique eBudget.

Cette évolution s’inscrit dans une démarche de modernisation des procédures liées au traitement des documents financiers de l’État. Elle accompagne la transformation numérique des outils utilisés dans le cadre des travaux budgétaires.

L’accès aux documents et leur exploitation constituent en effet des enjeux importants pour les parlementaires chargés d’examiner les propositions de dépenses et les prévisions de recettes soumises à leur appréciation.

Trêve politique : Gérard Gbénonchi apporte des précisions

Le président de la Commission des Finances et des Échanges s’est également exprimé sur la portée de la trêve politique et ses implications pour les formations politiques.

« La trêve politique n’interdit pas aux partis politiques d’animer la vie politique. La trêve politique interdit seulement les revendications politiciennes, à l’allure de précampagne », a-t-il précisé.

Par cette déclaration, Gérard Gbénonchi distingue la poursuite des activités politiques des initiatives qu’il assimile à une précampagne. Il estime ainsi que la trêve ne signifie pas l’arrêt de toute animation politique, mais implique certaines limites dans les formes de mobilisation.

Orden Alladatin annonce l’examen prochain du Code de la route

De son côté, Orden Alladatin, président de la Commission des Lois et des Droits de l’Homme, a évoqué les autres dossiers qui attendent les députés au cours de la session parlementaire.

Parmi les textes annoncés figure le Code de la route, dont la présentation en séance plénière devrait intervenir prochainement.

« Nous nous attelerons très vite à présenter ce texte en plénière », a indiqué le député.

Ce dossier viendra compléter les travaux consacrés au budget et les autres initiatives législatives inscrites au programme de l’Assemblée nationale.

Orden Alladatin a également mentionné l’examen du rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale, annoncé avant le 9 novembre. Cette échéance fait partie des rendez-vous évoqués dans le calendrier parlementaire.

« Nous travaillons à avoir un Parlement beaucoup plus ouvert »

Au cours de son intervention, Orden Alladatin a également insisté sur la rigueur dans la conduite des travaux parlementaires et sur les perspectives d’évolution de l’institution.

« Nous sommes convaincus qu’avec la même rigueur, les choses iront en s’améliorant », a-t-il affirmé.

Le président de la Commission des Lois et des Droits de l’Homme a, par ailleurs, exprimé sa volonté de renforcer l’ouverture de l’institution parlementaire.

« Nous travaillons à avoir un Parlement beaucoup plus ouvert », a-t-il ajouté.

Ces propos mettent en avant la question de la place du Parlement dans la vie publique et de sa capacité à rester à l’écoute des préoccupations des citoyens, alors que plusieurs dossiers économiques et législatifs sont appelés à retenir l’attention des députés.

Budget 2027 : l’épreuve des choix et du contrôle parlementaire

Au-delà de la progression du budget, les échanges sur la SRTB ont remis en lumière la responsabilité des députés dans l’examen des propositions gouvernementales. La question du contrôle de l’action de l’exécutif se pose également dans un contexte où la majorité parlementaire appartient à la même mouvance politique que le pouvoir en place.

En affirmant que les députés doivent privilégier les arbitrages plutôt qu’une validation systématique du projet de budget, Gérard Gbénonchi met l’accent sur la nécessité d’examiner les priorités et la répartition des ressources publiques.

Orden Alladatin, pour sa part, a évoqué la poursuite des travaux législatifs, l’examen du Code de la route et la volonté de rendre le Parlement plus ouvert.

L’enjeu de la session budgétaire sera donc de dépasser les chiffres pour examiner les choix qui les accompagnent. Entre progression des dépenses publiques, lutte contre la pauvreté extrême et contrôle parlementaire, l’examen du budget 2027 devra permettre d’apprécier la cohérence entre les ambitions affichées et les moyens prévus pour répondre aux attentes des populations.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.