À la suite de la note de service du préfet de l’Atlantique, qui suscite des interrogations au sein de la communauté des éleveurs, l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (UDOPER-Atlantique) appelle à la clarification des mesures encadrant la transhumance. Réunis en assemblée générale le samedi 7 novembre 2026 à Ouidah, plus de 500 éleveurs ont plaidé pour l’ouverture effective des couloirs de passage prévus dans les différentes communes du département.
La question de la circulation des troupeaux dans le département de l’Atlantique revient au centre des préoccupations des éleveurs. Face aux incertitudes suscitées par une récente note de service du préfet, les acteurs de la filière bovine souhaitent obtenir des clarifications sur les conditions de déplacement de leurs animaux.
C’est dans ce contexte que l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants de l’Atlantique (UDOPER-Atlantique) a organisé, le samedi 7 novembre 2026, une assemblée générale à Ouidah, dans les locaux de l’Agence territoriale de développement agricole (ATDA). La rencontre a mobilisé plus de 500 éleveurs venus échanger sur les difficultés liées à l’exercice de leur activité et les dispositions réglementaires encadrant la transhumance.
Au cœur des discussions figure la récente décision préfectorale, qui, selon les préoccupations exprimées par les éleveurs, entretient des interrogations sur les possibilités de déplacement des troupeaux. Les responsables de l’organisation ont notamment rappelé que les modalités de la transhumance au Bénin sont déjà encadrées par un décret gouvernemental.
Pour les professionnels du secteur, l’application des mesures réglementaires doit s’accompagner de dispositions pratiques permettant aux troupeaux de circuler dans le respect des règles établies et des autres usagers des espaces ruraux.
L’ouverture des couloirs de passage au centre des revendications
À l’issue des échanges, les éleveurs ont exprimé une préoccupation majeure : l’ouverture effective des couloirs de passage aménagés ou prévus par les pouvoirs publics dans toutes les communes de l’Atlantique. Ils estiment que la disponibilité de ces espaces de circulation est essentielle pour faciliter les déplacements des animaux et limiter les risques de conflits liés à l’occupation des terres agricoles.
À travers cette assemblée générale, l’UDOPER-Atlantique entend également sensibiliser ses membres au respect des dispositions en vigueur et favoriser une meilleure compréhension des mesures prises par les autorités.
Les éleveurs souhaitent ainsi que les autorités préfectorales et communales apportent les clarifications nécessaires sur les modalités d’application de la note de service et prennent les dispositions utiles pour rendre opérationnels les couloirs de passage.
Entre impératifs de réglementation, protection des cultures et préservation des activités pastorales, la gestion de la transhumance demeure un enjeu important de cohabitation dans les communes de l’Atlantique.







