Le tribunal d’Abomey-Calavi a examiné, mercredi 11 mars 2026, une affaire d’homicide involontaire liée au décès d’une jeune femme enceinte de huit mois. À la barre, le compagnon de la défunte et le père de ce dernier ont été présentés devant la juridiction, dans une procédure visant à faire la lumière sur les circonstances de cette disparition.
Selon les témoignages recueillis à l’audience, la victime, prénommée Louise, vivait chez sa grand-mère avant que la famille ne découvre qu’elle était enceinte. La vieille dame a confié au tribunal qu’elle ignorait jusque-là l’existence d’une relation entre sa petite-fille et un homme. La situation n’a été révélée qu’au moment où la grossesse est devenue visible.
Peu de temps après cette découverte, la jeune femme aurait quitté le domicile familial pour rejoindre son compagnon à Cococodji, localité de la commune d’Abomey-Calavi. D’après les déclarations faites à la barre, le jeune homme s’était auparavant rendu au domicile de la grand-mère afin de reconnaître être l’auteur de la grossesse.
Les mois suivants, la famille perdra progressivement le contact avec la jeune femme, jusqu’à l’annonce de son décès. Interrogé par le tribunal, le père du compagnon a expliqué que la jeune femme avait rejoint leur domicile en décembre avant de décéder le 2 février dernier, alors qu’elle était enceinte de huit mois.
Selon ses propos, la défunte n’aurait effectué aucune consultation prénatale durant toute la durée de sa grossesse. Une affirmation qui a suscité l’attention particulière de la cour, laquelle cherche à déterminer si l’absence de suivi médical pourrait avoir contribué au drame.
Face aux éléments présentés à l’audience, les juges ont exprimé leurs préoccupations quant aux circonstances exactes du décès et aux conditions dans lesquelles la jeune femme a vécu les derniers mois de sa grossesse.
Afin d’approfondir les investigations, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 29 avril prochain. La juridiction a notamment ordonné la production du carnet de soins de la défunte, pièce jugée essentielle pour éclairer les débats lors de la prochaine audience.






