Dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte après la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre 2025 au Bénin, le vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, Alassane Tigri, a été interpellé et placé sous mandat de dépôt le 29 janvier 2026 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
L’ancien ministre des Sports et figure politique bien connue a été arrêté à son domicile à Cotonou le 28 janvier, à la suite de l’exécution d’un mandat d’arrêt émis par le juge d’instruction chargé de l’affaire.
Au terme de son audition devant les magistrats instructeurs, quatre infractions ont été retenues à son encontre par la justice béninoise dans le cadre de ce dossier hautement sensible.
❗ Les quatre chefs d’accusation poursuivis contre Alassane Tigri
- Trahison, pour son implication présumée dans les actions visant à renverser le pouvoir légitime.
- Intelligence avec une puissance étrangère, une infraction qui suppose une collaboration avec des acteurs extérieurs dans le dessein de nuire à la sûreté de l’État.
- Complicité de meurtre, en lien avec les violences qui ont marqué certains épisodes de la tentative de putsch.
- Attentat contre la sûreté de l’État, une qualification qui regroupe les actes directs ou indirects destinés à porter atteinte aux institutions républicaines.
Ces charges interviennent dans un contexte judiciaire délicat : plusieurs autres personnalités, dont des militaires et des figures politiques, ont été interpellées ou sont recherchées dans le cadre de la même affaire.
La procédure se poursuit devant la CRIET, qui est saisie de l’ensemble du dossier. Alassane Tigri demeure en détention provisoire en attendant la suite de l’instruction.






