Les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Niger connaissent une zone de turbulence. À la suite de déclarations attribuées au général Abdourahamane Tiani, chef des autorités de transition nigériennes, le gouvernement ivoirien a convoqué, ce vendredi, l’ambassadeur de la République du Niger accrédité à Abidjan.
Cette démarche, qualifiée de geste diplomatique fort, a été décidée par le Ministère d’État, Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. L’audience s’est tenue au cabinet de la ministre des Affaires étrangères, Mme Kandia Camara Nialé.
Une indignation officiellement exprimée
Au cours de l’entretien, les autorités ivoiriennes ont fait part de leur vive indignation face aux propos tenus récemment par les dirigeants nigériens, jugés inacceptables, offensants et contraires aux règles élémentaires de la diplomatie.
Selon Abidjan, ces déclarations portent atteinte à l’honneur et à la dignité du président Alassane Ouattara, ainsi qu’au peuple ivoirien dans son ensemble.
Un risque pour les relations bilatérales
Le gouvernement ivoirien estime que ces propos violent les principes fondamentaux des relations internationales, fondés sur le respect mutuel, la non-ingérence et la courtoisie entre États. Ils pourraient, selon Abidjan, fragiliser durablement les relations entre les deux pays, historiquement bâties sur l’amitié, la fraternité et la coopération régionale.
Une note de protestation transmise à Niamey
À l’issue de la rencontre, une note de protestation officielle a été remise à l’ambassadeur du Niger, avec instruction de la transmettre sans délai aux plus hautes autorités de Niamey.
Tout en réaffirmant son attachement aux valeurs de dialogue, de paix et de stabilité en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a clairement indiqué qu’elle ne saurait tolérer des déclarations ou comportements susceptibles de porter atteinte à la qualité de ses relations diplomatiques.
Les prochains jours s’annoncent décisifs, alors qu’Abidjan dit rester attentive à la réaction des autorités nigériennes face à cette mise au point diplomatique.






