Le 29 janvier 2026, une attaque armée contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey est venue rappeler la fragilité sécuritaire qui persiste dans la bande sahélienne. Des tirs nourris et de violentes détonations ont secoué la capitale nigérienne durant plusieurs heures, plongeant les populations dans la peur et provoquant une onde de choc diplomatique dans toute la sous-région ouest-africaine.
Si les forces de sécurité nigériennes ont rapidement repris le contrôle de la situation, l’événement a surtout ouvert la voie à une escalade verbale inquiétante, portée par le chef de la junte au pouvoir à Niamey, le général Abdourahamane Tiani.
Une attaque maîtrisée, mais aussitôt politisée
Peu après minuit, les riverains de l’aéroport ont entendu des rafales d’armes automatiques et des explosions. Selon des sources concordantes, l’intervention rapide des forces de défense, appuyées par des partenaires militaires, a permis de neutraliser la menace en quelques heures. Aucun bilan humain grave n’a été signalé du côté des civils, bien que des dégâts matériels aient été constatés sur certaines installations aéroportuaires.
Mais au lieu d’appeler à la retenue et à la solidarité régionale, le général Tiani a choisi la voie de l’accusation et de la provocation. Sans apporter la moindre preuve, il a publiquement mis en cause plusieurs pays étrangers, dont le Bénin, accusés d’être les « sponsors » de l’attaque. Dans une déclaration au ton menaçant, il a affirmé :
« Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent, eux aussi à leur tour, à nous écouter rugir. »
Une sortie qui choque par sa violence verbale et son mépris des règles élémentaires de la diplomatie.
Le Bénin : la voie du dialogue et de la responsabilité
Face à cette posture agressive, le Bénin, sous la conduite du président Patrice Talon, a choisi la voie de la maturité politique. Accusé sans preuve, Cotonou n’a pas cédé à l’escalade, préférant réaffirmer son attachement aux principes de paix, de non-ingérence et de coopération régionale.
Depuis plusieurs années, le Bénin défend une approche basée sur le dialogue, la concertation et la solidarité entre États, convaincu que les crises du Sahel ne peuvent être résolues que collectivement. Patrice Talon n’a cessé d’appeler à une action coordonnée au sein de la CEDEAO et des autres cadres de coopération pour lutter contre l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté.
Deux visions opposées de la diplomatie africaine
L’attitude du général Tiani illustre une dérive inquiétante, où la rhétorique de la menace remplace la recherche de solutions durables. En désignant des boucs émissaires sans fondement, il alimente une tension régionale déjà fragile, au risque de compromettre la stabilité collective.
À l’opposé, Patrice Talon incarne une diplomatie de responsabilité et de rassemblement. Le Bénin privilégie la stabilité de ses frontières, le respect du droit international et le renforcement des mécanismes sous-régionaux de sécurité. Cette posture renforce la crédibilité du pays et consolide son image d’acteur fiable sur la scène africaine.
Un appel à un leadership constructif
Dans une sous-région confrontée à des défis sécuritaires majeurs, l’Afrique de l’Ouest a besoin de dirigeants capables de calmer les tensions, non de les attiser. Les mots ont un poids, et les discours belliqueux peuvent avoir des conséquences irréversibles.
En maintenant le cap du dialogue et de la coopération, le Bénin et son président Patrice Talon démontrent qu’un autre leadership est possible : un leadership fondé sur la responsabilité, la paix et le progrès partagé.
Face aux accusations infondées et aux menaces voilées, le calme stratégique de Cotonou apparaît aujourd’hui comme une force, et non une faiblesse. Car dans la tempête, ce sont toujours les voix de la raison qui construisent l’avenir.






