Après plusieurs semaines passées en détention provisoire, la comédienne béninoise Aurélie Guézo a pris la parole dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Un témoignage empreint d’émotion, dans lequel l’artiste est revenue sur l’épreuve qu’elle a traversée et a exprimé sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenue dans cette période difficile.
Libérée sous caution après sa comparution devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) le 22 janvier 2026, Aurélie Guézo a voulu, pour la première fois, partager publiquement son ressenti depuis son arrestation et son placement en détention provisoire.
Dans sa déclaration, la comédienne insiste sur la valeur inestimable de la liberté. « La liberté est une chose primordiale. Celui qui te prive de ta liberté, vaut mieux qu’il te tue », a-t-elle affirmé avec force. Des mots lourds de sens, qui traduisent la douleur et le traumatisme vécus derrière les barreaux. Elle décrit sa détention comme une période « très dure », loin de toute forme de réconfort ou de sérénité.
Aurélie Guézo est également revenue sur le souvenir de son interpellation, évoquant la date du 24 octobre, jour où elle dit avoir été menottée. Un épisode qui reste, selon elle, profondément ancré dans sa mémoire et dont la douleur demeure encore vive.
Visiblement marquée par cette épreuve, l’artiste reconnaît ne pas être encore prête à tout révéler. « Je ne peux rien dire maintenant car je ne suis pas encore en moi-même », confie-t-elle, laissant entendre que le temps sera nécessaire pour se reconstruire pleinement. Malgré cela, elle a tenu à adresser un message fort de reconnaissance.
« Je remercie tous ceux qui, même sans me voir, ont cru en moi », a-t-elle déclaré, saluant le soutien reçu de nombreuses personnes à travers le pays et au-delà. Elle a aussi remercié ceux qui ont compris que « tout le monde est un prisonnier ambulant » et que nul ne devrait être jugé ou condamné avant d’avoir été entendu par la justice.
Dans un ton empreint de maturité et de résilience, Aurélie Guézo n’a pas oublié ceux qui l’ont critiquée ou condamnée trop rapidement. Elle leur a également adressé ses remerciements, signe d’une volonté manifeste de tourner la page et d’aller de l’avant sans rancœur.
En conclusion, la comédienne a lancé un message simple mais puissant : « Je n’en suis pas morte, je suis revenue ». Une phrase qui résonne comme un symbole de survie, de force et d’espoir, au terme d’une épreuve qui a profondément marqué sa vie.






