Bénin-Niger : Daniel Edah plaide pour la confiance et le dialogue

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Dans un message adressé aux peuples et dirigeants du Bénin, du Niger et de l’Afrique de l’Ouest, Daniel Edah, président du mouvement politique « Nous Le Ferons », a lancé un appel au calme, au dialogue et à la coopération entre États frères, alors que la région traverse une période de tension et d’insécurité.

« Ces derniers jours, les événements survenus au Niger et les tensions qu’ils ont suscitées dans les discours nous rappellent une chose simple mais grave : notre région traverse un moment difficile, et ce sont toujours les populations qui en souffrent le plus », a souligné Daniel Edah. Selon lui, derrière les communiqués officiels et les prises de position politiques, ce sont les familles, les travailleurs et les jeunes qui paient le prix fort de ces crises.

Pour le président de « Nous Le Ferons », l’insécurité dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest ne peut être traitée par un seul pays. « La persistance de l’insécurité malgré les efforts et les partenariats de chaque pays est la preuve qu’aucun pays ne peut s’en sortir seul », a-t-il insisté.

Daniel Edah a également exprimé son regret face à la détérioration des relations entre le Bénin et le Niger, appelant à rétablir la confiance mutuelle entre les deux pays. « Nos deux pays sont condamnés par la géographie et l’histoire à vivre ensemble, à échanger, à coopérer », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de protéger les intérêts de son peuple tout en préservant la paix avec ses voisins.

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Dans son message, il plaide pour une diplomatie active et ouverte : « Je souhaite sincèrement que les canaux diplomatiques soient pleinement utilisés pour clarifier les incompréhensions, apaiser les esprits et remettre les États autour de la table. On peut avoir des choix différents, des partenaires différents, des visions différentes, mais cela ne doit jamais fermer la porte à la discussion ni à la coopération. »

Pour Daniel Edah, la stabilité et la prospérité du Bénin et du Niger dépendent d’une région ouest-africaine unie et solidaire. « Notre avenir est lié à celui de nos voisins. Si la région s’embrase, aucun pays ne sera épargné. Si la région se relève ensemble, chacun en bénéficiera », a-t-il averti.

Il conclut son appel par un message d’espoir et de fraternité : « Alors choisissons la voie la plus exigeante, mais la plus utile : celle du dialogue, du respect et de la coopération entre États frères. Ensemble, nous le ferons. Et il fera beau, pour le Bénin, pour le Niger et pour toute l’Afrique. »

Intégralité de son message

Chers compatriotes et dirigeants Béninois,
Chers citoyens et dirigeants Nigériens,
Chers peuples frères d’Afrique de l’Ouest,

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Ces derniers jours, les événements survenus au Niger et les tensions qu’ils ont suscitées dans les discours nous rappellent une chose simple mais grave : notre région traverse un moment difficile, et ce sont toujours les populations qui en souffrent le plus.

Derrière les communiqués et les déclarations, il y a des familles inquiètes, des travailleurs qui craignent pour leurs activités, des jeunes dont l’avenir semble incertain. C’est à eux que je pense d’abord.

L’insécurité qui touche le Sahel et l’Afrique de l’Ouest n’est pas le problème d’un seul pays. Elle est une menace qui plane sur nous tous. Aucun peuple de la région ne gagne lorsque la méfiance grandit entre États. La persistance de l’insécurité malgré les efforts et les partenariats de chaque pays est la preuve qu’aucun pays ne peut s’en sortir seul.

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Je regrette profondément le fossé qui s’est installé entre le Bénin et le Niger ainsi que la froideur qui caractérise aujourd’hui nos relations. Nos deux pays sont condamnés par la géographie et l’histoire à vivre ensemble, à échanger, à coopérer. Il est urgent de retrouver le chemin de la confiance mutuelle.

Voilà pourquoi, dans ce climat tendu, en tant que Président du mouvement politique « Nous Le Ferons » et porteur de la vision d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor, je lance un appel simple aux dirigeants et aux populations du Bénin et du Niger ainsi qu’à l’ensemble des peuples frères de la sous-région : gardons la tête froide.

Les mots peuvent blesser, éloigner, durcir les positions. Nos pays sont voisins pour toujours. Nos peuples sont liés par l’histoire, par le commerce, par les familles, par des millions de vies qui traversent les frontières chaque jour.

Être patriote, pour moi, ce n’est pas hausser le ton.
Être patriote, c’est protéger les intérêts de son peuple tout en préservant la paix avec ses voisins. Oui, c’est préserver les intérêts de son peuple tout en préservant la paix avec ses voisins.

Dans ma vision politique, le Bénin doit rester un pays de dialogue. Un pays qui cherche à comprendre avant de condamner. Un pays qui parle à tout le monde, même quand les désaccords existent. Nos relations avec les autres États ne doivent pas être prisonnières des tensions du moment.

Je souhaite sincèrement que les canaux diplomatiques soient pleinement utilisés pour clarifier les incompréhensions, apaiser les esprits et remettre les États autour de la table. On peut avoir des choix différents, des partenaires différents, des visions différentes et j’en passe, mais cela ne doit jamais fermer la porte à la discussion ni à la coopération.

Notre région a besoin de plus de confiance, pas de fractures.
Notre région a besoin de plus de dialogue, pas de soupçons.
Notre région a besoin de plus de collaboration face à l’insécurité, pas d’isolement.

Je reste convaincu que, tout comme un Bénin prospère et stable, un Niger prospère et stable ne peut exister dans une sous-région divisée. Notre avenir est lié à celui de nos voisins. Si la région s’embrase, aucun pays ne sera épargné. Si la région se relève ensemble, chacun en bénéficiera.

Alors choisissons la voie la plus exigeante, mais la plus utile : celle du dialogue, du respect et de la coopération entre États frères.

C’est ainsi qu’ensemble nous protégerons nos peuples.
C’est ainsi qu’ensemble nous construirons un avenir plus sûr et plus prospère pour toute l’Afrique de l’Ouest.

Vive la paix entre nos nations.
Vive la fraternité africaine.

Ensemble, nous le ferons.
Et il fera beau, pour le Bénin, pour le Niger et pour toute l’Afrique.

Dieu vous bénisse!

Daniel Edah

LA UNE DU JOUR

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.