Dans plusieurs centres d’examen au Bénin, la session de février 2026 de l’épreuve théorique du permis de conduire — souvent appelée code de la route — a révélé un taux de réussite jugé faible par les candidats, les auto-écoles et les autorités de formation. Ce constat s’inscrit dans un contexte où l’apprentissage du code de la route demeure un défi majeur pour de nombreux candidats.
Selon plusieurs sources de formation routière et documents analytiques, un taux de réussite inférieur à la moyenne est souvent observé dans les examens pratiques et théoriques, avec des échecs fréquents qui obligent de nombreux candidats à repasser l’épreuve plusieurs fois. Les causes de cette situation sont multiples et liées à la qualité de la formation, à l’accès limité aux ressources d’entraînement et à la complexité des questions posées lors des examens certifiés.
Des défis structurels persistants
Un rapport sectoriel récent sur la formation au permis de conduire souligne notamment que plus de 40 % des candidats échouent dès la première présentation de l’examen, ce qui traduit un besoin de renforcement des compétences de base avant la présentation du code de la route.
Plusieurs auto-écoles ont également relevé que la préparation théorique reste insuffisante, souvent à cause de programmes trop courts, d’un manque d’accès aux outils pédagogiques adaptés ou encore d’une pratique limitée des questions types qui figurent à l’examen officiel.
La session de février 2026 : un bilan préoccupant
Pour la session de février 2026, les données officielles publiées par les services concernés montrent que le taux de réussite du code de la route reste en deçà des attentes, à la fois pour les jeunes candidats mais aussi pour les adultes. Cette situation entraîne non seulement des coûts supplémentaires pour les candidats (inscriptions répétées, heures de formation supplémentaires), mais aussi un ralentissement des étapes vers l’obtention du permis définitif de conduire.
Des jeunes conducteurs et des candidats pointent notamment un manque de préparation adéquate sur des questions de fond, mais aussi une certaine nervosité lors des épreuves conduisant à des erreurs évitables.
Réformes et mesures d’amélioration envisagées
Face à cette situation, plusieurs réformes et initiatives sont envisagées ou déjà engagées par les autorités béninoises de la sécurité routière et les organismes de formation :
Renforcement de la formation théorique : certaines auto-écoles et applications mobiles proposent des cours interactifs et des examens blancs pour permettre aux candidats de mieux assimiler les règles du code de la route et de se préparer de manière plus efficace.
Mise à jour des programmes pédagogiques : l’introduction d’outils numériques et d’applications éducatives adaptées au contexte local devrait faciliter l’apprentissage continu et autonome des candidats.
Sensibilisation renforcée à la sécurité routière : au-delà de la simple réussite à l’examen, les autorités souhaitent que les candidats acquièrent une compréhension approfondie des règles et des comportements attendus sur la route pour réduire les risques d’accidents.
Possible modernisation des modes d’évaluation : à l’instar de certaines expériences internationales, des propositions d’intégration de questions plus concrètes ou de dispositifs technologiques pour la surveillance et l’évaluation pourraient être étudiées à l’avenir.
Vers une meilleure maîtrise du code de la route
Le débat sur l’amélioration des performances aux examens du permis de conduire prend de l’ampleur, avec des acteurs du secteur routier, des formateurs et des candidats qui appellent à une révision plus large du système de formation.
L’objectif demeure clair : réduire de manière durable le taux d’échec à l’examen du code de la route, tout en favorisant une culture de conduite responsable et sécuritaire chez les futurs conducteurs béninois.






