La campagne électorale bat son plein dans la commune de Bopa, où la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) intensifie sa présence sur le terrain. À Agbodji, Houégbor et Agbor, le passage du secrétaire exécutif national de la FCBE, Paul Hounkpè, a marqué les esprits et renforcé la dynamique autour du candidat du parti, Guy Adandédjan, désormais porté par une mobilisation populaire grandissante.



Face aux militants, sympathisants et populations massivement mobilisés, Paul Hounkpè a livré un discours offensif et sans ambiguïté, réaffirmant la vision politique de la FCBE et ses engagements en faveur d’un retour aux fondamentaux de la démocratie béninoise. À l’en croire, « avec la FCBE, c’est un parlement du peuple pour le peuple et une décentralisation au service de toutes les couches de la société ».
Le leader du parti a vivement dénoncé certaines pratiques parlementaires qu’il juge contraires à l’esprit démocratique, promettant qu’avec la FCBE, « plus jamais de lois scélérates taillées sur mesure pour les intérêts d’une classe donnée » ne verront le jour. Il a également insisté sur la nécessité de revisiter les lois votées nuitamment, parfois sous coupure de courant, afin de restaurer la transparence et la crédibilité du travail législatif.
Dans son intervention, Paul Hounkpè a aussi réaffirmé la volonté de la FCBE de supprimer les juridictions d’exception, tout en appelant à mettre fin à un parlement réduit à une « caisse de résonance où les députés eux-mêmes ne comprennent pas la quintessence des lois qu’ils ont votées ».
Autre point fort de son message : la révision de la Constitution. Le secrétaire exécutif national a pris l’engagement ferme que la dernière révision constitutionnelle devra être soumise à la décision du peuple à travers un référendum, estimant que la souveraineté appartient avant tout aux citoyens.
Enfin, Paul Hounkpè s’est montré critique envers la trêve politique, qu’il assimile à un bâillonnement de la classe politique et, par ricochet, de toutes les couches de la société. Selon lui, cette pratique ne saurait faire partie des fondamentaux d’une démocratie vivante et mérite d’être profondément revue.
À Agbodji, Houégbor et Agbor, le message est passé. Le terrain semble désormais conquis à la cause de la FCBE, offrant un avantage certain à Guy Adandédjan, porté par une base militante ragaillardie et déterminée à faire la différence au soir du scrutin.





