Comlan Hugues Sossoukpè comparaît ce vendredi 26 décembre 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Présenté à la juridiction après être descendu d’un véhicule de l’Agence pénitentiaire du Bénin, menottes aux poignets, il est apparu souriant mais visiblement amaigri, laissant transparaître la rigueur de ses conditions de détention.
L’homme de médias était assisté de son conseil, Me Yaya POGNON, lors de cette audience qui s’est tenue devant la commission d’instruction de la CRIET. Cette étape procédurale devrait permettre à la juridiction d’examiner les éléments du dossier et de confronter l’intéressé aux preuves que l’accusation affirme avoir réunies à son encontre.
Une comparution très attendue
Cette présentation devant la commission d’instruction marque une nouvelle étape dans une affaire qui continue de susciter une vive attention dans l’opinion publique, tant au Bénin qu’au sein de la communauté des journalistes et des défenseurs des libertés publiques.
Selon les autorités judiciaires, l’audience vise notamment à apprécier la consistance des faits reprochés et à déterminer la suite à donner à la procédure, dans le respect des règles en vigueur.
Retour sur les faits
Pour rappel, Comlan Hugues Sossoukpè avait été interpellé le 10 juillet 2025 à Abidjan, alors qu’il se trouvait en mission de presse. Les circonstances de son arrestation avaient rapidement fait réagir plusieurs acteurs de la société civile et du monde médiatique.
Il est poursuivi devant la CRIET pour plusieurs chefs d’accusation, à savoir :
incitation à la rébellion ;
incitation à la haine et à la violence ;
harcèlement par voie de communication électronique ;
apologie du terrorisme.
Des infractions lourdement sanctionnées par la législation béninoise, et dont l’examen judiciaire s’annonce déterminant pour la suite de la procédure.
Une affaire suivie de près
À l’issue de cette comparution, la commission d’instruction devrait se prononcer sur les prochaines étapes du dossier, notamment en ce qui concerne le maintien en détention ou l’évolution du statut judiciaire de l’accusé.
En attendant, l’affaire Comlan Hugues Sossoukpè demeure suivie de près par l’opinion, dans un contexte où les questions liées à la liberté de la presse, à la responsabilité des journalistes et au respect de l’État de droit restent au cœur du débat public.





