L’atmosphère était encore calme lorsque le prévenu a été appelé à la barre, ce lundi 27 avril 2026, devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme. Rien, dans son attitude posée, ne laissait présager l’explosion qui allait suivre.
Mais au moment du prononcé du verdict, la tension est brusquement montée d’un cran.
À peine la condamnation pour cybercriminalité annoncée, le jeune homme laisse éclater sa colère. Visiblement sous le choc, il interrompt le cours normal de l’audience et conteste avec véhémence les faits qui lui sont reprochés :
« Monsieur le président, avec tout le respect dû à votre rang, je voudrais vous dire que je n’ai jamais vendu de photos intimes de femmes », lance-t-il, d’une voix tremblante mais ferme.
Une sortie inattendue, alors même que les débats étaient clos et que la juridiction siégeait pour le délibéré.
Face à cette réaction, le président de céans rappelle calmement au condamné les voies de recours prévues par la loi, notamment la possibilité d’interjeter appel dans un délai de quinze jours, afin de faire réexaminer son dossier par la chambre compétente. Une procédure classique dans ce type de contentieux, où les condamnations sont souvent assorties de peines lourdes dans un contexte de lutte renforcée contre la cybercriminalité au Bénin.
Mais loin de s’apaiser, le prévenu persiste. Il clame à plusieurs reprises son innocence, perturbant la sérénité de l’audience et contraignant les autorités judiciaires à intervenir.
Devant l’insistance et l’agitation du condamné, le président et le ministère public sollicitent finalement l’intervention des gardes pénitentiaires. Ces derniers procèdent à son encadrement et le reconduisent à sa place, mettant fin à l’incident.
Un épisode de plus qui illustre la tension et les enjeux humains souvent palpables dans les dossiers de cybercriminalité examinés par la CRIET, où les accusés, confrontés à des peines parfois sévères, tentent jusqu’au bout de faire entendre leur version des faits.



