Daniel Edah : « Notre combat est contre un système, pas contre des individus »

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Daniel Edah reprend la parole. Dans une déclaration au ton à la fois introspectif et combatif, l’acteur politique béninois réaffirme sa vision d’un « Bénin économiquement prospère et socialement stable, dans une Afrique bien intégrée et en plein essor ». Un cap qu’il présente comme le fil conducteur de son engagement depuis plus d’une décennie.

Dans son analyse, Daniel Edah dresse un constat sévère de l’évolution du paysage politique national depuis le renouveau démocratique de 1991. Selon lui, l’opposition au Bénin s’est trop souvent construite « contre des personnes » plutôt que « contre des systèmes ». Résultat : malgré l’alternance et la vitalité électorale qui ont longtemps caractérisé le pays, le même socle structurel aurait perduré, se reconfigurant au gré des changements d’acteurs sans être véritablement transformé.

L’homme politique estime que cette continuité s’est accentuée avec l’avènement du régime en place depuis 2016. Sans verser dans l’attaque personnelle, il soutient que le combat actuel doit dépasser les individus pour s’attaquer aux mécanismes de gouvernance et aux logiques institutionnelles qu’il juge peu favorables à une dynamique inclusive.

« Notre combat n’est pas dirigé contre des individus, mais contre un système désormais incarné par ceux qui nous gouvernent depuis 2016 », affirme-t-il. Une manière de repositionner le débat politique sur le terrain des idées, des réformes structurelles et de la vision à long terme.

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Daniel Edah déplore par ailleurs une culture politique où les visions partisanes seraient reléguées au second plan, au profit d’une personnalisation excessive du pouvoir. Il critique une conception du développement qui reposerait sur la seule volonté du Chef de l’État, dont le génie serait supposé primer sur l’intelligence collective des près de 14 millions de citoyens béninois.

Malgré un contexte qu’il reconnaît difficile, l’ancien candidat à la présidentielle refuse tout fatalisme. « Je comprends ceux qui pensent aujourd’hui que tout est terminé », confie-t-il, tout en appelant à la persévérance. Pour lui, l’engagement politique qu’il porte depuis 2014 dépasse désormais l’ambition personnelle : il s’agit d’« une mission – presque divine – pour la délivrance et le développement à visage humain » du Bénin.

En conclusion, Daniel Edah adresse un message d’encouragement à ses partisans et, au-delà, à tous les Béninois : « Courage à tous. Des jours meilleurs viendront. Oui, nous le ferons… et il fera beau ! »

Une profession de foi qui se veut porteuse d’espérance, dans un contexte politique où les lignes de fracture idéologiques et institutionnelles continuent d’alimenter le débat national.

Intégralité de son message

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Depuis 1991, l’opposition politique au Bénin a malheureusement été davantage une opposition aux personnes qu’une opposition aux systèmes. Ainsi, en se métamorphosant avec les changements et la cooptation d’acteurs, le même système a traversé les décennies sans jamais être réellement transformé, rompu ou remis en cause, malgré la vitalité démocratique électorale que notre pays a connue jusqu’à l’avènement du régime actuel en 2016.

Il est certes difficile de ne pas s’opposer aux hommes dans un environnement politique où beaucoup s’accordent à considérer que les visions des partis et des leaders – s’il en existe- ne doivent pas être mises en avant, et que le développement devrait suivre la seule volonté du Président en exercice dont le génie serait supposé surpasser celui des près de 14 millions de citoyens que nous représentons.

Je comprends ceux qui pensent aujourd’hui que tout est terminé. Pourtant, notre combat n’est pas dirigé contre des individus, mais contre un système désormais incarné par ceux qui nous gouvernent depuis 2016.

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Nous aurions certainement des raisons personnelles de baisser les bras et de nous aligner, mais la vision qui nous a conduit en politique depuis 2014 est devenue pour nous une mission – une mission presque divine – pour la délivrance et le développement à visage humain de notre pays.

Courage à tous. Des jours meilleurs viendront.

Oui, nous le ferons…et il fera beau!

Fait, le 20 février 2026.

Daniel Edah
Porteur de la vision d’un Bénin economiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien integrée et en plein essor.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.