Les élections générales organisées au Bénin en 2026 se déroulent en deux temps forts : d’abord les élections législatives et communales, tenues le 11 janvier 2026, puis l’élection présidentielle prévue pour avril 2026. Bien que faisant partie du même cycle électoral, ces scrutins ne répondent pas aux mêmes logiques politiques ni aux mêmes enjeux démocratiques, et doivent être analysés comme tels.
Des logiques électorales différentes
Les élections législatives et communales permettent aux partis politiques d’obtenir des sièges au Parlement et dans les instances locales. C’est un scrutin directement proportionnel, où la capacité d’un parti à mobiliser largement dans plusieurs circonscriptions est cruciale. Lors du scrutin du 11 janvier, les résultats ont été difficiles pour certaines forces politiques, notamment la FCBE, qui n’a obtenu ni députés ni conseillers communaux, obtenant environ 6,65 % des suffrages (sans siège) dans les communales et échouant également à franchir les seuils dans les législatives.
En revanche, l’élection présidentielle est un scrutin personnalisé autour d’un seul ticket (président et vice-président), où ce n’est pas la représentation proportionnelle qui compte, mais l’adhésion populaire individuelle autour d’une vision, d’un leadership et d’un projet national. Cela signifie que même un parti qui n’a pas réussi à obtenir des sièges législatifs a toujours une chance réelle dans la course présidentielle, car les électeurs ne votent pas de la même manière pour leur député que pour celui qui dirigera tout le pays.
Paul Hounkpè a souligné à plusieurs reprises que la FCBE n’est pas un parti comme les autres, mais porte une vision de paix, de réconciliation et de développement national. Il affirme que ce scrutin présidentiel constitue une nouvelle étape historique pour le Bénin, et que la FCBE a les arguments et la maturité politique nécessaires pour convaincre l’électorat.
Pourquoi les critiques et bavardages doivent laisser place à l’action
Sur les réseaux sociaux et dans le débat public, certains commentateurs ont déjà jugé la FCBE sur la base de ses performances du 11 janvier. Pourtant, les élections législatives et communales ne préjugent pas du résultat d’une présidentielle, car elles répondent à des dynamiques très spécifiques (alliances locales, ancrages territoriaux, stratégies de coalition). L’attraction autour d’un ticket présidentiel ne s’évalue pas à l’aune de ces scrutins, mais bien à la capacité d’un duo à rassembler au-delà des frontières partisanes.
Paul Hounkpè lui-même l’a affirmé : la FCBE est résiliente et reste fidèle à ses idéaux démocratiques, même après des résultats difficiles. Il appelle ses partisans à lever les yeux vers l’avenir, à travailler avec discipline et détermination, et à montrer que le Bénin a besoin de changement, de cohésion et de progrès.
Les élections législatives et communales du 11 janvier 2026 ont offert un aperçu de l’état actuel de l’équilibre politique local. Mais elles ne doivent pas être utilisées comme une mesure définitive de la force ou de la crédibilité d’un candidat à la présidentielle. La présidentielle reste un scrutin à part entière, avec ses propres dynamiques et enjeux.
Ainsi, Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou, candidats de la FCBE, sont parfaitement en droit d’aborder ce scrutin la tête haute, forts de leur vision pour un Bénin réconcilié et prospère, et avec toutes les chances d’aspirer à la plus haute fonction de l’État.






