L’ancien président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie et proche allié du président Vladimir Poutine, a vivement réagi à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Dans une interview accordée à l’agence de presse TASS, il a non seulement qualifié l’opération américaine d’illégale, mais a laissé entendre que des actions comparables pourraient être envisagées par la Russie à l’encontre de dirigeants européens, citant notamment le chancelier allemand Friedrich Merz.
Medvedev a dénoncé l’intervention américaine comme une « agression » et une violation du droit international, rejetant la justification de Washington autour de la lutte antidrogue et soulignant, selon lui, des motivations liées aux intérêts pétroliers. Il a ensuite affirmé que si une opération de type « enlèvement » peut être imaginée contre des dirigeants occidentaux, la Russie pourrait théoriquement envisager une démarche similaire, en prenant pour exemple Merz. Dans ce contexte, il a même tenu des propos insultants envers le chancelier allemand, le qualifiant de « néonazi » et suggérant qu’une telle opération pourrait constituer un « rebondissement » dans les événements internationaux.
La réaction de Berlin a été immédiate et ferme. Le gouvernement allemand a condamné sans équivoque les déclarations de Medvedev, les qualifiant de menaces inacceptables et de provocation diplomatique. Un porte-parole du gouvernement a rappelé que le chancelier est bien protégé et en sécurité, ajoutant que les autorités allemandes ont pris note des propos et les rejettent avec la plus grande fermeté.
Cette polémique s’inscrit dans un climat de tensions internationales exacerbées après qu’une opération militaire américaine a conduit à la capture de Nicolás Maduro à Caracas, avant son transfert à New York pour y faire face à des accusations fédérales. L’arrestation, qualifiée par Washington d’opération de mise en application de la loi, a suscité des critiques globales sur sa légalité et son impact sur la souveraineté nationale, entraînant une réaction diplomatique intense de la part de plusieurs capitales.
Alors que les leaders mondiaux continuent d’échanger sur ces événements, la sécurité des dirigeants européens et les implications diplomatiques des déclarations de personnalités comme Medvedev restent au centre des préoccupations, réaffirmant la fragilité des relations entre grandes puissances dans un contexte de rivalités géopolitiques croissantes.





