A mi-parcours de la campagne électorale pour les élections communales et législatives du 11 janvier 2026, lancée officiellement le 26 décembre 2025, le paysage politique béninois se dessine avec une intensification des actions de terrain, une présence médiatique accrue et un climat globalement pacifié, même si certains défis restent à relever avant la clôture des opérations le 9 janvier prochain.
Une ouverture officielle placée sous le signe de la paix et de l’engagement
La campagne a été lancée formellement par Sacca Lafia, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), qui a invité les acteurs politiques à faire de cette période un moment de confrontation d’idées respectueux, en phase avec les valeurs républicaines et démocratiques.
Cette étape, cruciale dans l’organisation des scrutins couplés législatifs et communaux, constitue une opportunité pour les formations politiques de présenter leurs programmes de législature et leurs projets de gouvernance locale aux électeurs sur l’ensemble du territoire national.
Une mobilisation progressive des partis et des candidats
Dès les premiers jours, les partis politiques ont intensifié leurs actions.
Union Progressiste le Renouveau (UP-R) a tenu des meetings dans plusieurs circonscriptions de Cotonou, mobilisant cadres et militants autour de messages d’unité, de responsabilité et d’engagement citoyen, avec pour objectif la reconquête des sièges à pourvoir.
Le Bloc Républicain voit s’accentuer les alliances politiques : ainsi, le parti Le Libéral a annoncé publiquement son soutien au Bloc Républicain, mettant en avant un objectif commun de large victoire lors du scrutin.
Les messages des autres formations soulignent des thèmes forts tels que le développement économique, l’emploi, la redevabilité gouvernementale ou encore la souveraineté alimentaire, traduisant une campagne riche en propositions et promesses de réformes.
Cadre médiatique structuré pour un débat pluraliste
Un élément marquant de cette campagne est l’organisation d’une campagne médiatique structurée, coordonnée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).
Une charte de bonne conduite a été adoptée par les partis pour garantir une communication responsable et équilibrée.
Plus d’une centaine de médias privés ont été habilités à diffuser les messages et programmes des candidats, assurant une large couverture des débats politiques.
Cette initiative vise à renforcer l’accès des électeurs à une information pluraliste et transparente, indispensable pour une décision éclairée lors du scrutin.
Appels à la responsabilité civique et au calme
Outre l’engagement des partis, des acteurs de la société civile et des organisations religieuses multiplient les messages en faveur d’une campagne pacifique.
Dans ce registre, des personnalités religieuses, dont des représentants de la Conférence épiscopale catholique du Bénin, ont appelé au dialogue, à l’unité et à la paix, soulignant l’importance de ces élections pour l’avenir démocratique du pays.
Défis persistants et perspectives à l’approche du scrutin
Même si le climat reste globalement serein, certains défis logistiques et organisationnels demeurent :
Maintenir l’ordre public dans un contexte de forte mobilisation populaire.
Garantir l’accès des citoyens à une information complète et équilibrée, essentielle à l’approche du jour du vote.
Avec encore une semaine de campagne à parcourir, les partis devront intensifier leurs actions de proximité avec les électeurs, tout en respectant les engagements de paix, de transparence et de bonne conduite signés avec les autorités électorales.
À moins de dix jours du 11 janvier 2026, la scène politique béninoise est résolument engagée dans une dynamique électorale intense, reflétant les enjeux démocratiques et sociaux de cette échéance nationale.





