La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, disputée le 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat (Maroc), restera dans l’histoire du football africain pour son intensité dramatique, son dénouement en prolongation et surtout pour les décisions arbitrales qui ont marqué la rencontre entre le Maroc et le Sénégal.
Un contexte d’arbitrage choisi avec soin
Pour diriger ce match au sommet, la Confédération Africaine de Football (CAF) a confié la responsabilité de l’arbitrage à Jean-Jacques Ndala Ngambo, officiel FIFA de la République démocratique du Congo. La CAF avait déjà souligné la confiance qu’elle plaçait en lui après l’avoir choisi pour le match d’ouverture de la compétition entre le Maroc et les Comores, un signe fort d’autorité et d’expérience.
Ndala, 38 ans, dirige ainsi la plus grande finale de sa carrière dans une CAN, aux côtés d’une équipe arbitrale entièrement africaine composée d’assistants et de responsables VAR venus de différentes nations, renforçant la dimension continentale de cette grande affiche.
Une prestation placée sous le signe de la tension
La finale, qui s’est soldée par une victoire 1-0 du Sénégal après prolongation, a été marquée par plusieurs décisions arbitrales clés qui ont suscité débat et émotion.
L’élément central de la controverse est survenu en toute fin de temps réglementaire, lorsque Ndala, après consultation de l’arbitrage vidéo (VAR), a accordé un penalty au Maroc suite à une intervention dans la surface de réparation. Cette décision, prise à un moment crucial et après un long examen, a déclenché une réaction forte du côté sénégalais.
Des réactions contrastées sur le terrain
À l’annonce de la décision, l’équipe du Sénégal, conduite par son entraîneur, a provisoirement quitté le terrain en signe de protestation, exprimant son désaccord avec l’arbitrage. Ce moment inhabituel a stoppé le jeu pendant plusieurs minutes, avant que les joueurs ne reviennent poursuivre la rencontre après des discussions intenses.
Le penalty accordé — au bout d’une longue période d’hésitation et d’échanges entre officiels — a finalement été raté par le tireur marocain, et le match s’est enchaîné vers la prolongation, où le Sénégal a inscrit l’unique but décisif.
Un arbitrage au cœur des débats
La prestation de Jean-Jacques Ndala a suscité des réactions très contrastées parmi les observateurs, les supporters et les spécialistes du football africain. Certains estiment que la décision du penalty était justifiée après l’intervention du VAR, même si elle est intervenue à un moment explosif du match.
D’autres critiques ont souligné la complexité de certaines décisions, notamment un but sénégalais controversé annulé avant cette séquence, ce qui a ajouté à la tension autour de l’arbitrage.
Indépendamment des opinions variées, il est certain que l’arbitrage a profondément influencé le déroulement de la finale, plaçant Ndala au centre des discussions post-match. Son rôle dans l’une des finales les plus dramatiques de l’histoire de la CAN fera sans doute l’objet d’analyses approfondies dans les semaines à venir, tant sur la gestion des moments clés que sur la communication avec les équipes et l’usage du VAR.
Un moment fort dans la carrière d’un arbitre africain
Au-delà de la controverse, cette finale représente une étape importante dans la carrière de Jean-Jacques Ndala, soulignant la confiance placée en lui par la CAF pour arbitrer des matchs de très haute intensité. Alors que le football continue d’intégrer davantage la technologie VAR, son rôle dans des moments décisifs comme celui-ci pose aussi des questions sur la manière d’équilibrer justice sportive et gestion de la pression dans les compétitions majeures.






