Le commissariat spécial de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) a démantelé hier lundi 12 janvier 2026, un réseau organisé spécialisé dans le vol et le recel de câbles électriques en cuivre, au sein même des magasins de la plateforme industrielle.

Tout est parti d’une vigilance accrue sur le terrain. Aux environs de 7 heures du matin, alors qu’elle assurait la garde à la guérite du magasin n°8, une agente de sécurité privée a remarqué le comportement suspect d’un employé du site. La fouille de son sac à dos a permis de découvrir deux rouleaux de câbles électriques en cuivre, d’une longueur estimée à environ 70 mètres.
Pris sur le fait, le mis en cause a tenté de prendre la fuite, mais il a été rapidement rattrapé et interpellé. Il était en possession non seulement du matériel volé, mais également d’une lame de scie, outil utilisé pour sectionner les câbles à l’intérieur des magasins.
Lors de son audition préliminaire, le suspect a reconnu les faits et détaillé son mode opératoire, consistant à vandaliser discrètement les installations électriques pour en extraire les câbles. Ses déclarations ont surtout permis de remonter l’ensemble du réseau, en identifiant ses complices et les circuits de revente.
Dans la foulée, l’équipe d’intervention du commissariat spécial de la GDIZ a procédé à l’interpellation de deux coauteurs ainsi que de deux receleurs, arrêtés respectivement à Tango Djèvié et à Godomey. L’ensemble des personnes interpellées sera présenté au Procureur de la République afin de répondre de leurs actes.
Au-delà de ce coup de filet, la Police républicaine rappelle que les vols répétés sur les chantiers et les sites industriels constituent une menace sérieuse pour l’économie nationale. Ces pratiques illicites entraînent non seulement des pertes financières importantes pour les entreprises, mais aussi des perturbations des activités, des retards dans les projets et une hausse des coûts liés à la sécurité et aux assurances.
Sur le plan professionnel, de tels actes exposent également leurs auteurs à des sanctions disciplinaires sévères, pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave, sans préjudice des poursuites judiciaires.
Face à cette réalité, la Police républicaine réaffirme sa détermination à sécuriser les sites sensibles et à traquer, au quotidien, les individus qui, tapis dans l’ombre, tentent de compromettre le bon fonctionnement des infrastructures industrielles du pays.





