Le vendredi 30 janvier 2026, le Département d’État des États-Unis a ordonné le départ immédiat de tout son personnel diplomatique non essentiel et de leurs familles du Niger, en réponse à une détérioration notable de la situation sécuritaire dans le pays.
Une décision motivée par des risques sécuritaires élevés
Dans un communiqué, le gouvernement américain a expliqué que cette mesure visait à protéger la vie et la sécurité des diplomates et de leurs proches, alors que les dangers — liés notamment au terrorisme, à la criminalité violente, aux troubles civils, aux enlèvements et aux défis sanitaires — s’intensifient à travers le pays.
Le Département d’État a également rassuré que cette décision s’inscrivait dans le cadre des procédures habituelles de gestion des risques, mais qu’elle reflétait une situation jugée plus périlleuse que d’ordinaire pour le personnel non essentiel.
Contexte sécuritaire et déclenchement
Cette mesure fait suite à une brève attaque revendiquée par un groupe se réclamant de l’organisation État islamique, qui a visé l’aéroport international de Niamey, la capitale nigérienne — un événement rare étant donné que les violences jihadistes séviraient traditionnellement dans les zones frontalières et plus éloignées du centre.
Conséquences pour la présence diplomatique américaine
Même si le personnel non essentiel est prié de quitter le pays sans délai, l’ambassade des États-Unis à Niamey reste ouverte. Elle continue d’assurer certains services essentiels, mais ceux-ci sont fortement réduits, en particulier en dehors de la capitale, où les services consulaires ne sont plus garantis pour les ressortissants américains.
Parallèlement, le Département d’État a classé le Niger au niveau 4 de son avis de voyage, soit le degré le plus élevé, signifiant « ne pas voyager ». Ce classement reflète l’impossibilité d’offrir des services de routine ou d’urgence à des citoyens américains en dehors de Niamey.
Un contexte de tensions régionales et internationales
Cette décision de Washington s’inscrit dans un contexte déjà sensible pour le Niger, marqué par une montée de l’insécurité et des attaques de groupes jihadistes qui sévissent depuis plusieurs années au Sahel. Le pays a en outre connu un coup d’État en 2023, ce qui a fragilisé ses relations diplomatiques avec plusieurs partenaires internationaux et bouleversé certaines coopérations sécuritaires traditionnelles.
Malgré tout, les États-Unis affirment leur engagement dans la lutte contre le terrorisme dans la région et la poursuite de certains dossiers de sécurité régionale, même si leur présence opérationnelle a été réduite ces dernières années.
Impacts immédiats
Risque accru pour les étrangers au Niger
Avec la réduction des services diplomatiques, les ressortissants étrangers, y compris américains, pourraient se retrouver avec moins de soutien consulaire en cas d’urgence.
Restriction des services consulaires
Les services habituels tels que la délivrance de visas ou le renouvellement de documents sont suspendus ou fortement limités, en raison de l’absence de personnel suffisant pour les assurer.
Signal fort aux partenaires internationaux
La décision américaine pourrait pousser d’autres pays à revoir leurs propres niveaux d’alerte et leur présence diplomatique dans la région, à mesure que les risques sécuritaires restent élevés.






