Salem Bazoum, le fils de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum, a été acquitté par la justice du Niger dans une affaire judiciaire complexe au cœur d’un climat politique tendu. Initialement accusé de financement de groupes armés, il a finalement été relaxé de toutes les charges qui pesaient contre lui.
La Cour nigérienne a sanctionné sa décision en allant plus loin que l’acquittement : elle a ordonné le versement de dommages et intérêts à son profit, à la charge de ses accusateurs. Cette mesure judiciaire souligne non seulement la fin des poursuites, mais aussi une condamnation implicite des accusations elles-mêmes.
Cette décision intervient dans un contexte national particulièrement sensible. Depuis le coup d’État militaire de juillet 2023 qui a renversé son père, le Niger vit une profonde crise institutionnelle marquée par des détentions arbitraires, des procès contestés et des critiques sur l’indépendance de la justice ; la situation des Bazoum — y compris celle de Salem — avait été l’objet de condamnations et de saisines de juridictions régionales, notamment de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui avait dénoncé la détention d’Arbitraire de la famille Bazoum.
La décision récente de relaxe de Salem Bazoum met donc un terme à un volet très médiatisé de cette crise, tout en réaffirmant l’importance du rôle du système judiciaire, même dans les affaires à forte portée politique et symbolique.






