A l’issue du verdict rendu ce lundi 26 janvier 2026 par le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, le jeune leader politique ivoirien Jean-François Kouassi a été remis en liberté, après avoir presque intégralement purgé la peine ferme qui lui avait été infligée.
Présenté devant les juges dans une affaire très suivie par l’opinion publique, Jean-François Kouassi — figure influente auprès de la jeunesse politique — avait été condamné à 15 jours de prison ferme, accompagnés de huit mois de prison avec sursis et d’une amende de 500 000 francs CFA pour plusieurs chefs d’accusation.
Les faits reprochés à Kouassi comprenaient notamment des troubles à l’ordre public, des propos jugés outrageants et diffamatoires par le biais d’un système d’information, des dénonciations calomnieuses ainsi que la diffusion de fausses nouvelles, à la suite de déclarations et publications dans lesquelles il critiquait l’organisation de certains concours administratifs en Côte d’Ivoire.
Arrêté au début du mois de janvier et placé sous mandat de dépôt, Kouassi avait déjà passé la majorité de sa peine ferme en détention préventive. Conformément aux règles judiciaires en vigueur, cette période passée en prison a été déduite de la sanction prononcée, permettant sa libération immédiate dès la fin de l’audience, sous réserve de dispositions supplémentaires du tribunal.
L’affaire avait suscité un large débat sur les limites de la liberté d’expression et la responsabilité des acteurs politiques dans l’espace public. À l’issue de l’audience, les avocats de Jean-François Kouassi ont affirmé qu’ils envisagent de faire appel de la décision, tout en soulignant que leurs plaidoiries s’étaient fondées sur la liberté d’expression et l’intérêt général.
Sa libération devrait ainsi mettre un terme à une phase judiciaire particulièrement médiatisée, tout en relançant les discussions autour des rapports entre justice, politique et communication dans le contexte ivoirien.






