Législatives 2026/ 16ᵉ circonscription électorale : pourquoi le Bloc Républicain n’a rien à se reprocher ( Entre fantasmes arithmétiques et réalités juridiques, rétablir la vérité électorale)

LA DIRECTION DE PUBLICATION
By
LA DIRECTION DE PUBLICATION
Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
8 Views
5 Min Read
5 Min Read

Depuis plusieurs jours, dans l’attente de la publication des grandes tendances par la CENA et des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, le débat autour de l’attribution des sièges dans la 16ᵉ circonscription électorale s’enlise dans une atmosphère de suspicion, de commentaires approximatifs et de procès d’intention.
Au cœur de la polémique : l’accusation d’une prétendue « spoliation » d’un siège au détriment de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), au profit du Bloc Républicain (BR).

Pourtant, une lecture rigoureuse du code électoral et des mécanismes d’attribution des sièges suffit à démontrer que cette controverse repose davantage sur des interprétations partisanes que sur des fondements juridiques solides.


Franchissement du seuil et logique nationale : une lecture biaisée du débat

Il est exact que, selon les résultats issus des dépouillements, l’UPR aurait franchi la barre des 20 % dans l’ensemble des circonscriptions, sous réserve de confirmation officielle par la CENA et la Cour constitutionnelle.
Mais faire de cette donnée l’argument central du débat revient à occulter une réalité essentielle : le scrutin législatif béninois ne se résume pas à une logique mécanique de domination locale, encore moins à des calculs militants.

- Advertisement -

Il repose avant tout sur une logique de représentation nationale et de répartition proportionnelle, encadrée par des règles précises.
À ce titre, le Bloc Républicain, parti structuré, implanté sur l’ensemble du territoire et régulièrement engagé dans le processus électoral, remplit toutes les conditions légales pour participer à la répartition des sièges, y compris dans la 16ᵉ circonscription électorale.

Toute tentative d’exclusion politique du BR, au nom d’une lecture sélective des chiffres, relève davantage de la rhétorique que du droit.


16ᵉ circonscription électorale : des chiffres qui appellent à la rigueur, non à l’exclusion

Contrairement aux affirmations péremptoires relayées dans certains cercles, aucun texte électoral n’accorde automatiquement “la moitié plus un” des sièges à un parti simplement parce qu’il serait arrivé en tête dans une circonscription.

L’attribution des sièges obéit à des règles strictes, intégrant notamment :

- Advertisement -

la proportionnalité des suffrages exprimés ;

le mécanisme des restes électoraux ;

les équilibres nationaux ;

- Advertisement -

ainsi que les dispositifs correctifs prévus par le code électoral.

Dans ce cadre légal clairement établi, la présence du Bloc Républicain dans la course à un second siège dans la 16ᵉ circonscription électorale est parfaitement légitime.
Elle procède d’une application rigoureuse des textes, et non d’un quelconque « passage en force » fantasmé par certains acteurs politiques.


Respecter les institutions, refuser la pression

Les pressions exercées autour du bureau du Directeur général des élections, tout comme les tentatives d’intimidation verbale ou médiatique, ne servent ni la démocratie ni la crédibilité du processus électoral.
Le président de la CENA, Sacca Lafia, l’a rappelé avec clarté :

« Les élections ne se gagnent pas dans les bureaux de la CENA. »

Cette vérité fondamentale s’impose à tous les partis, sans distinction, y compris à ceux qui tentent aujourd’hui d’instrumentaliser l’opinion publique contre le Bloc Républicain.


Le Bloc Républicain : un parti responsable, pas un intrus

Qualifier les cadres et militants du BR de « fainéants » ou de « politiquement inaptes » relève d’une rhétorique excessive, injuste et peu compatible avec l’esprit démocratique.
Le Bloc Républicain demeure :

un parti ayant pris part loyalement au scrutin ;

une force politique mobilisée sur le terrain ;

une formation qui accepte le verdict des urnes dans le strict respect de la loi.

Revendiquer un siège obtenu conformément aux textes électoraux n’est ni une faute morale ni une entorse à la démocratie.


Conclusion : laisser la CENA travailler, respecter le droit

Le débat actuel gagnerait à quitter le terrain de l’émotion et de la surenchère pour revenir à celui du droit et des institutions.
La CENA doit pouvoir publier les grandes tendances et les résultats provisoires en toute sérénité, à l’abri des pressions politiques et des campagnes de dénigrement ciblées.

Le Bloc Républicain n’a pas à s’excuser de défendre ses droits électoraux.
Dans une démocratie mature, ce ne sont ni les cris ni les chroniques qui font la loi, mais les textes et les urnes.

LA UNE DU JOUR

Cliquez sur l’image pour télécharger le Pdf

Cliquez sur ces logos ci- dessous selon le système de votre téléphone 

pour installer notre application mobile 

*******************************

TAGGED:
Share This Article
Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.