La proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier 2026 par la Cour constitutionnelle vient clore, en toute souveraineté, le processus électoral engagé par la Commission électorale nationale autonome (CENA). À l’issue de cet examen minutieux, les sages ont procédé à de légers réajustements statistiques, sans incidence sur la répartition des sièges à l’Assemblée nationale.
Selon les chiffres définitifs, l’Union Progressiste le Renouveau obtient 41,21 % des suffrages exprimés contre 41,15 % précédemment annoncés, soit un ajustement de 0,06 %. De son côté, le Bloc Républicain enregistre 36,62 %, contre 36,64 % dans les résultats provisoires, une variation marginale de 0,02 %. Ces écarts infimes, inhérents à tout processus de vérification approfondie, témoignent avant tout du sérieux du travail technique réalisé en amont par les institutions électorales.
Des ajustements normaux, sans remise en cause des fondamentaux
Contrairement à certaines lectures hâtives ou tendancieuses, ces corrections opérées par la Cour constitutionnelle ne sauraient être interprétées comme une remise en cause du travail de la Direction générale des élections ou de la CENA. Elles relèvent plutôt du fonctionnement normal d’un État de droit, où les mécanismes de contrôle et de validation existent précisément pour garantir la transparence et la crédibilité du scrutin.
Il convient de souligner que ces ajustements n’ont profité à aucun parti en termes de sièges supplémentaires. La configuration politique issue des urnes demeure strictement inchangée, confirmant ainsi que la volonté du peuple béninois, exprimée le 11 janvier, a été fidèlement respectée.
Le Bloc Républicain, une force politique constante et assumée
Dans ce contexte, les attaques visant le Bloc Républicain apparaissent davantage comme des tentatives de diversion que comme des critiques fondées. La présence active des responsables du parti dans l’espace public après le scrutin s’inscrivait dans une démarche de veille politique et de défense démocratique de ses acquis, et non dans une quelconque volonté d’influence indue des institutions.
Le Bloc Républicain assume pleinement sa performance électorale et reste fidèle à sa ligne : celle d’un parti structuré, discipliné et engagé dans la consolidation des institutions républicaines. Les résultats définitifs confirment d’ailleurs que, malgré un climat politique parfois passionné, aucune « manœuvre » n’a pu altérer la sincérité du vote.
La Cour constitutionnelle, ultime rempart de la légalité
En validant les résultats définitifs, la Cour constitutionnelle réaffirme son rôle de garante de la légalité électorale. Son intervention a permis de dissiper les zones d’ombre, de corriger les détails techniques nécessaires et, surtout, de renforcer la confiance des citoyens dans le système électoral béninois.
Loin des discours excessifs et des accusations sans fondement, cette décision finale rappelle une évidence démocratique : les élections se gagnent dans les urnes, se vérifient dans les institutions compétentes et se consolident par le respect des règles républicaines.
Au terme de ce processus, le Bloc Républicain sort conforté dans sa posture de parti responsable, respectueux des institutions et engagé pour la stabilité politique du Bénin. Les chiffres définitifs, loin de nourrir la polémique, invitent plutôt à tourner la page du contentieux électoral et à se projeter résolument vers le travail parlementaire au service des populations.






