La Libye est en deuil après l’assassinat de Saïf Al-Islam Kadhafi, figure controversée et héritier politique présumé de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi. Son inhumation, organisée ce week-end à Zenten, dans l’ouest du pays, a rassemblé une foule impressionnante, venue rendre un dernier hommage à celui qui était pressenti pour jouer un rôle majeur dans la direction politique de Tripoli.
Une mort qui bouleverse la scène libyenne
Selon des sources locales, Saïf Al-Islam Kadhafi aurait été tué à son domicile à Zenten dans des circonstances encore floues. Les autorités n’ont pas, pour l’instant, communiqué officiellement sur les auteurs de l’attaque ni sur les motivations exactes de cet assassinat, mais une enquête aurait été ouverte.
Cette disparition brutale relance les tensions dans un pays toujours fragile, plus de dix ans après la chute du régime de son père, Mouammar Kadhafi, renversé en 2011.
Un héritier politique très attendu
Longtemps considéré comme le dauphin du régime Kadhafi, Saïf Al-Islam s’était imposé avant la révolution comme l’un des visages du pouvoir libyen, bénéficiant d’un important réseau d’alliés au sein de certaines tribus et factions armées.
Après des années de détention et de discrétion, son nom circulait à nouveau dans les cercles politiques comme un possible acteur clé dans la recomposition du pouvoir à Tripoli, voire comme un candidat potentiel dans le cadre d’un futur processus électoral.
Une inhumation sous haute émotion
La cérémonie funèbre à Zenten s’est déroulée dans une atmosphère lourde de tristesse et de colère. Des milliers de personnes, venues de différentes régions, ont accompagné le cortège jusqu’au lieu d’inhumation, scandant des prières et appelant à la vérité sur sa mort.
Pour de nombreux Libyens, cette disparition marque un nouveau tournant dans l’instabilité du pays, déjà secoué par des rivalités politiques, tribales et militaires.
Un climat d’incertitude persistant
L’assassinat de Saïf Al-Islam Kadhafi risque de raviver les fractures au sein de la société libyenne et de compliquer davantage les efforts de réconciliation nationale. Alors que la Libye peine toujours à retrouver une stabilité durable, cet événement vient rappeler la fragilité du processus politique et sécuritaire en cours.






