Ce mardi 30 décembre 2025, le procès du député Soumaïla Sounon Boké, poursuivi pour apologie du crime contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion, n’a pas pu se tenir comme prévu à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET).
Alors que l’ouverture de l’audience était programmée ce matin, le parlementaire n’a pas été extrait de sa cellule pour comparaître devant la chambre de jugement, a précisé notre envoyé spécial sur place. Après plusieurs heures d’attente, la juge en charge du dossier s’est vue contrainte de renvoyer l’affaire au 13 janvier 2026.
M. Sounon Boké, élu sous la bannière du parti Les Démocrates, est placé sous mandat de dépôt depuis son interpellation et est poursuivi notamment pour « harcèlement par le biais d’une communication électronique et incitation à la rébellion », dans le cadre de l’affaire liée à la tentative de coup d’État déjouée contre le président Patrice Talon.
Ce report intervient dans un contexte judiciaire déjà fortement médiatisé, alors que le député figure sur la liste des candidats aux élections législatives du 11 janvier 2026 malgré sa détention. La défense avait déjà dénoncé certaines irrégularités, notamment l’absence de levée de son immunité parlementaire au moment de sa mise en cause.
La nouvelle date d’audience permettra aux avocats de la défense et à l’accusation de préparer leurs plaidoiries dans un dossier qui continue de susciter de vifs débats au sein de l’opinion publique béninoise.





